âpreté (nom féminin)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Nom féminin |
XII e siècle aspreteit. Du latin asperitas, dérivé de asper . Qualité de ce qui est âpre.
1. Rudesse désagréable. L'
2. Dureté, brutalité. L'
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom féminin |
Qualité de ce qui est âpre. "L'
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. féminin |
Qualité de ce qui est âpre, au propre et au figuré. L'âpreté des chemins. L'âpreté au goût. L'âpreté du style.
VOLT.: « L'âpreté de la saison »
DELAV.: « Oui, jusque dans tes fers ton amant a porté Des monts qui l'ont nourri la sauvage âpreté »
ST-ÉVREM.: « Une âpreté de naturel »
MASS.: « L'âpreté et la dureté qui exigent les revenus »
MASS.: « L'âpreté pour vos intérêts »
MASS.: « Saint Bernard aplanissant non pas l'âpreté du sentier évangélique, mais celle des coeurs rebelles »
MASS.: « La voie du ciel conserverait toute son âpreté pour les justes »
VOLT.: « Auteur de tous mes maux, dont l'âpreté rigide, Dont le coeur inflexible à ce coup m'a porté »
VOLT.: « [Ils] Préféraient de nos moeurs la grossière âpreté Aux attentats commis avec urbanité »
HISTORIQUE
XIIème siècle
S. BERNARD: « Si tu redotes l'aspreteit de la medecine »
XIIIème siècle
la Rose, 1484: .... Il ot soif por l'aspreté Du chault et por la lasseté Qui li ot tolue l'alaine
XIVème siècle
DU CANGE: « Pour cause de ost, de chevauchée et de toute autre aspreté ou maniere de servitude »
XVIème siècle
MONT.: « Il le fault rompre à la peine et aspreté des exercices, pour le dresser à la peine et aspreté de la cholique, du cautere, de la torture »
AMYOT: « L'aspreté et malaisance du chemin »
PARÉ: « Si on trouve aspreté, c'est signe que l'os est rompu »
ÉTYMOLOGIE
Provenç. asperitat, aspredad, aspretat ; anc. espagn. asperidad ; ital. asprità, de asperitatem, de asper (voy. ÂPRE). On a dit, dans l'ancien français, aspreur et aspresse.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. féminin |
Qualité de ce qui est âpre. Il a presque toutes les significations de l'adjectif dont il dérive. "L'
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Subst. féminin |
Qualité de ce qui est âpre. Il a toutes les significations de son adjectif. "L'
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Subst. féminin |
Qualité de ce qui est âpre. Il a toutes les significations de son adjectif. "L'
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. féminin |
[1e lon. 2e "e" muet, 3e "é" fer. On écrivait autrefois "aspreté".] Qualité de ce qui est "âpre". Il a tous les sens de son adjectif, Voyez ÂPRE. "Âpreté des" fruits, "de" la saison, "des" chemins, "de" l'esprit, "du" caractère. "Âpreté au" gain, "à" l'argent.
- Remarquez sur ce dernier exemple, qu'on ne le dit que du gain et de l'argent pris indéfiniment. 'Pleins d'"
- "Bourdalouë" emploie "âprêté" tout seul et sans régime, d'une manière qu'on ne peut blâmer. 'Cette chaleur et cette
"Rem." "Âpreté" est beau au figuré. "Rousseau" dit à M. de "La Fare":
Toi... Qui par les leçons d'Aristipe,
"De" la sagesse de Chrisipe,
As su corriger l'"âpreté".
'Ce n'est pas le ridicule de la vertu, que "Molière" a voulu jouer dans le "Misantrope", mais un ridicule qui acompagne quelquefois la vertu; une fougue qui l'emporte au-delà de ses limites; une "âpreté" insociable. "Marm."
- Mde. de B... (Hist. d'Angl.) le dit de la victoire. 'La douceur naturelle du Roi et la prudence du Prince tempérèrent l'"
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