échoir (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
(se conjugue avec l'auxiliaire Être ; ne s'emploie guère qu'à l'infinitif, aux troisièmes personnes du présent, du futur et du passé simple de l'indicatif, aux troisièmes personnes du présent du conditionnel et aux participes présent et passé. Il échoit ou, vieilli, il échet, ils échoient ; il
I. Échoir à, être dévolu par le sort à quelqu'un. Il espère que le gros lot va lui
II. Absolt.
1. En parlant de circonstances, de conditions. Arriver, se produire, être réalisé. Ne s'emploie guère aujourd'hui en ce sens que dans l'expression Le cas échéant, si l'occasion s'en présente, si les conditions sont remplies, s'il y a lieu. Il pourra modifier son projet, le cas échéant. Nous vous préviendrons, le cas échéant, par téléphone. La langue juridique a conservé les subordonnées correspondantes Si le cas y échoit, y échet ou, impersonnel, s'il y échet. Faire valoir une clause restrictive, s'il y échet.
2. En parlant d'évènements prévus. Être venu au temps de sa réalisation, arriver. Le renouvellement des mandats électoraux ne pouvait guère
3. En parlant de dettes, d'obligations. Arriver à échéance. Le premier versement échoit le dix du mois prochain. Cette lettre de change est échue. En parlant de délai prévu pour un paiement ou l'exécution d'un acte. Expirer, être révolu. Le délai est échu. Payer le terme échu. Payer à terme échu.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
(Il n'est plus guère usité qu'à l'infinitif présent, au participe présent "Échéant," au participe passé "Échu," aux troisièmes personnes du présent et du futur de l'indicatif. "Il échoit" ou "il échet; il écherra.") Être dévolu par le sort ou Survenir par cas fortuit. "Il espère que le gros lot lui écherra. Cela lui est échu en partage. Il lui est échu une succession du chef de sa femme."
En termes de Procédure, "Si le cas y échoit, y échet, le cas échéant," ou simplement "S'il y échet," Si l'occasion arrive, si l'occasion s'en présente, s'il y a lieu. Ces locutions ne s'emploient pas dans le langage courant, sauf : "le cas échéant."
Il signifie aussi, en parlant de Ce qui est dû, Être payable à une époque fixée d'avance. "Le premier terme échoit à la Saint-Jean. Le premier paiement doit
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Être dévolu par le sort. Les immeubles que les époux possèdent au jour de la célébration du mariage ou qui leur échoient pendant son cours, Code civil, art. 1404.
LA FONT.: « La longue [paille] échet sans faute au défendeur »
ROLLIN: « Japhet, connu sous ce nom dans les poëtes, fut aussi adoré sous celui de Neptune, parce que les pays maritimes lui échurent »
CHATEAUBRUN: « Andromaque à Pyrrhus est échue en partage »
2 Terme de pratique. Si le cas y échoit, y échet, ou, simplement, s'il y échet, c'est-à-dire si l'occasion se présente, s'il y a lieu.
Le cas échéant, c'est-à-dire à l'occasion, en telle circonstance.
Se faire, avoir lieu, à un certain temps préfixe. Le terme échoit à la Saint-Jean.
PATRU: « La première année de la rente écherra en 1615 »
3 En termes de palais, il s'est dit autrefois des peines imposées aux délits ou crimes. À cela, il y échoit amende.
4 En parlant des personnes, échoir bien, échoir mal, avoir bonne ou mauvaise chance. Je suis mal échu. Vous ne sauriez que bien échoir.
GRESS.: « Pour un enfant qui sort du monastère, C'était échoir en dignes compagnons ! »
Cet emploi d'échoir a vieilli.
Échoir se conjugue avec l'auxiliaire être.
HISTORIQUE
XIIème siècle
Ronc. p. 159: Cui escheoit l'honor [le fief] et l'heritage
Couci, XVIII: Mais se pitiez me pooit escheoir
XIIIème siècle
BEAUMANOIR: « Se li heritages est esqueüs à plusors persones d'un meisme degré de lignage »
XIVème siècle
ORESME: « Ce est si come il eschiet »
XVème siècle
FROISS.: « Or escheï que le sire de Faguoelles estoit monté sur un coursier trop melancolieux et mal enfrené »
FROISS.: « Nous ne pouvons emouvoir guerre au roi de France.... sans escheoir en sentence d'excommunication »
FROISS.: « En ce temps eschurent Pasques si haut, que environ Pasques closes on eut l'entrée du mois de mai »
XVIème siècle
CALV.: « L'eternel est ma portion, mon sort m'est très bien escheu »
CALV.: « La principale partie est escheute aux evesques et aux prestres des villes »
MONT.: « Il n'escheoit pas de recompense à une vertu qui est passée en coustume »
MONT.: « Des dieux il ne peult venir aucun mal à l'homme, sinon pour son plus grand bien, quand il y escheoit, et pour un medecinal effet »
AMYOT: « Le jour de son retour, par cas d'adventure, escheut au propre jour que.... »
AMYOT: « Il n'en peult advenir que peu d'avantage, s'il luy succede bien, et au contraire perte universelle du total, s'il luy eschet mal »
ÉTYMOLOGIE
Picard, ékerre, échoir, ékeu, échu ; wallon, heûre ; provenç. eschazer ; ital. scadere ; du latin fictif ex-cadere, de ex et cadere (voy. CHOIR).
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
(Au présent de l'indicatif, il n'est guère usité qu'à la troisième personne du singulier, "Il échoit," qu'on prononce et qu'on écrit même, quelquefois, "Il échet. J'échus. J'écherrai. J'écherrais. Que j'échusse. Échéant.") Il se dit ordinairement Des choses qui sont dévolues par le sort ou qui arrivent par cas fortuit. "Il espère que le bon lot lui écherra. Cela lui est échu en partage. Il lui est échu une succession du chef de sa femme."
En termes de Pratique, "Si le cas y échoit, y échet, le cas échéant," ou simplement, "S'il y échet," Si l'occasion arrive, si l'occasion s'en présente, s'il y a lieu. Ces locutions s'emploient également dans le langage familier.
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
se dit aussi Du temps préfix auquel on doit faire certaines choses, et Des choses mêmes qui doivent se faire à des temps préfix. "Le premier terme échoit à la Saint-Jean. Le premier payement doit
Il s'est dit autrefois, en termes de Palais, Des peines imposées à ceux qui contrevenaient aux lois; et alors il ne s'employait guère qu'impersonnellement. "À cela il y échoit amende. Il n'y échoit aucune peine afflictive."
Il se construit quelquefois avec les adverbes "bien" et "mal;" alors il se dit particulièrement Des personnes, et signifie, Rencontrer fortuitement. "Vous ne sauriez que bien
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Verbe |
Au présent de l'indicatif, il n'est guère en usage qu'à la troisième personne du singulier; "Il échoit," qu'on prononce quelquefois "Il échet. J'échus. J'écherrai. J'écherrois. Que j'échusse. Échéant". Il se dit ordinairement Des choses qui arrivent par sort ou par cas fortuit. "Il espère que le bon lot lui écherra. Cela lui est échu en partage. Il lui est échu une succession du chef de sa femme".
On dit proverbialement, "Si le cas y échoit, y échet," pour dire, Si l'occasion arrive, si l'occasion s'en présente. Il est du style familier.
Il se dit aussi Du temps préfix auquel on doit faire certaines choses, et de celles qui se doivent faire dans des termes préfix. "Le premier terme échoit à la Saint-Jean. Le premier payement doit
Il se dit encore Des peines imposées à ceux qui contreviennent aux Lois; et en ce sens il ne s'emploie guère qu'à l'impersonnel; et c'est un terme purement de Pratique. "À cela il y échoit amende. Il n'y échoit aucune peineafflictive".
Il se construit quelquefois avec les adverbes "bien" et "mal;" et alors il se dit particulièrement Des personnes, et signifie, Rencontrer fortuitement. "Vous ne sauriez que bien
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Au présent de l'indicatif, il n'est guère en usage qu'à la troisième personne du singulier, "Il échoit," qu'on prononce quelquefois. "Il échet. J'échus. J'écherrai. J'écherrois. Que j'échusse. Échéant." Il se dit ordinairement des choses qui arrivent par sort ou par cas fortuit. "Il espère que le bon lot lui écherra. Cela lui est échu en partage. Il lui est échu une succession du chef de sa femme."
On dit proverbialement, "Si le cas y échoit," pour dire, Si l'occasion arrive, si l'occasion s'en présente. Il est du style familier.
Il se dit aussi Du temps préfix auquel on doit faire certaines choses, & de celles qui se doivent faire dans des termes préfix. "Le premier terme échoit à la saint Jean. Le premier payement doit
Il se dit encore Des peines imposées à ceux qui contreviennent aux loix; & en ce sens il ne s'emploie guère qu'à l'impersonnel, & c'est un terme purement de Pratique. "À cela il y échoit amende. Il n'y échoit aucune peine afflictive."
Il se construit quelquefois avec les adverbes "bien & mal;" & alors il se dit particulièrement des personnes, & signifie, Rencontrer fortuitement. "Vous ne sauriez que bien
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Verbe |
["É-choar".] Au présent de l'indicatif, il n'est en usage qu'à la 3e pers. du sing. il "échoit", qu'on prononce quelquefois "échet" ("é-choa", "échè"). J'"échus"; j'"écherrai", j'"écherrais", que j'"échusse", "échéant".
- Il n'a point d'imparfait de l'indicatif, et l'on ne doit pas dire comme Mde. de B... (Hist. d'Angl.) La Loi lui permettoit d'aliéner les terres qui "lui écheoient". M. "des Essarts" dit au futur, "il
ÉCHOIR, c'est 1°. Arriver par succession, par donation, par fortune, ou par hazard. "Trév." Par sort, ou par cas fortuit. "Acad." '"Il lui est échu une" succession, "un" lot de mille écus, etc.
- On dit (st. famil.), "si le câs y échoit", si l'ocasion s'en présente.
- 2°. Il se dit du terme, du temps préfix auquel on doit faire certaines chôses. 'Le premier terme "échoit" à la Saint-Martin. 'Cette lettre de change "est échue", et non pas "a échu": Ce verbe prend dans ses temps composés l'auxil. "être".
- 3°. Il se dit des persones, avec "bien" ou "mal", dans le sens de "rencontrer". 'Vous ne sauriez que "bien
- "Gresset" lui fait régir la prép. "en".
Pour un enfant qui sort du Monastère,
C'étoit "
Emplacement dans le dictionnaire :
| échinodermes échinoïde échinon échinopées échiqueté échiquier échitées | echo écho échoir échoppe échopper échouage échoué | échouement échouer échoux échu écimage écimer ecklonie |
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