éloge (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XVI e siècle euloge. Emprunté du latin elogium, « inscription tumulaire », qui vient du grec elegeion, « épitaphe en distiques » , mais avec attraction du grec eulogia, « beau langage », d'où « louange ».
1. Discours à la louange de quelqu'un ou de quelque chose. Rédiger, prononcer un . Éloge funèbre, célébrant les mérites et les œuvres d'un défunt. Le nouvel académicien prononce l' de son prédécesseur. Titre célèbre : Éloge de la folie, d'Érasme (1511).
2. Par ext. Parole de louanges, marque d'estime, d'admiration, exprimée publiquement. Décerner, donner, adresser de vifs s à quelqu'un. On fait de grands s de lui, on ne tarit pas d'éloges sur lui. Couvrir quelqu'un d'éloges. Un concert d'éloges. Une attitude digne d'éloge. On parle avec de lui, de son talent, de son œuvre. L' d'un objet quelconque était un exercice traditionnel de rhétorique. Expr. C'est à son , tout à son , ou (vieilli) cela fait son , cela témoigne en sa faveur, souligne son mérite. Cet exploit est au-dessus de tout .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Discours à la louange de quelqu'un ou de quelque chose. "Éloge pompeux, magnifique. Éloge funèbre. Éloge historique. Éloge académique. L' de Bossuet, de Racine. Érasme a composé l'" Éloge de la Folie "."
Il signifie aussi Louanges. "On a fait de grands s de lui. En prétendant le blâmer, vous faites son . Donner des s à quelqu'un."
"Cela fait son ," Cela témoigne en sa faveur. On dit aussi "Voilà des choses qui font son ."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Discours public fait à l'honneur de quelqu'un, après sa mort. Éloge funèbre. Éloge historique.
    Discours académique fait dans les mêmes circonstances. L'éloge de Bossuet, de Racine. Les éloges de Fontenelle sont des chefs-d'oeuvre.

 2   Par extension, louange de quelqu'un ou de quelque chose.
MOL.: « D'éloges on regorge ; à la tête on les jette, Et mon valet de chambre est mis dans la gazette »
PASC.: « Ils citent nos pères avec éloge »
BOILEAU: « Ces esprits frivoles.... Avalent sans dégoût le plus grossier éloge »
BOILEAU: « Tout éloge imposteur blesse une âme sincère »
BOILEAU: « Il vous comble partout d'éloges fastueux »
BOILEAU: « Ne vous enivrez point des éloges flatteurs Qu'un amas quelquefois de vains admirateurs Vous donne en ces réduits.... »
GILBERT: « Sitôt que l'auteur signe un écrit qu'il proclame, Son nom doit partager et l'éloge et le blâme »
Me DE GENLIS: « Les éloges indirects sont les seuls qui puissent faire quelque impression »
LEMERC.: « Je sauve l'ennui d'un éloge menteur »
    Faire l'éloge de, louer. Il a fait votre éloge.
BOILEAU: « Un certain hâbleur à la mine affamée, Qui vint à ce festin, conduit par la fumée, Et qui.... A fait en bien mangeant l'éloge des morceaux »
    Cela fait son éloge, cela témoigne favorablement pour lui.
SÉV.: « Voilà des choses qui font son éloge »
BOSSUET: « Cette folie qui fait son éloge »
    À l'École de droit, être reçu avec éloge, être reçu avec l'unanimité de boules blanches ou avec la note supérieure.

HISTORIQUE
    XVIème siècle
PASQUIER: « Je croy que ceux-là n'attendent de vous nul eloge pour le sujet que traictez »

ÉTYMOLOGIE
    Lat. elogium, note, observation, inscription tumulaire, en grec, article d'un compte, venant des mots : dire, discours.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Discours à la louange de quelqu'un. "Éloge pompeux, magnifique. Il a fait l' d'un tel. Éloge funèbre. Éloge historique. Éloge académique. L' de Bossuet, de Racine, etc."
Il se prend quelquefois pour de simples Louanges. "On a fait de grands s de lui. En prétendant le blâmer, vous faites son . Donner des s à quelqu'un."
Il se dit également en parlant Des choses. "Synésius a fait l' de la pauvreté, Favorinus de la laideur, Érasme de la folie, etc. C'est le plus bel que l'on puisse faire de cet ouvrage. Faire l' d'un mets, dans un repas."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. masculin 


Discours à la louange de quelqu'un. "Éloge pompeux, magnifique. Il a fait l' d'un tel. Éloge funèbre".
Il se prend aussi quelquefois pour De simples louanges. "On a fait de grands éloges de lui. En prétendant le blâmer, vous faites son . Donner des s".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Éloge, se dit aussi Des choses. "Éloge historique d'une Ville. Synesius a fait l' de la pauvreté, Favorin de la laideur, Erasme de la folie, etc."



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Discours à la louange de quelqu'un, "Éloge pompeux, magnifique. Il a fait l' d'un tel. Éloge funèbre."
Il se prend aussi quelquefois pour de simples louanges. "On a fait de grands s de lui. En prétendant le blâmer, vous faites son . Donner des s."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

[1re "é" fer. dern. "e" muet.] Discours à la louange de quelqu'un. Panégyrique. '"Eloge" historique. "Eloge" funèbre.
- Il se prend quelquefois pour de simples louanges. 'En voulant le blâmer, vous faites "son ". 'On a fait "de" grands "éloges de" lui. Doner, mériter "des s", etc.
   "Rem." "Éloge" a un sens passif. "L' Éloge de..." ou "son Eloge", se dit de celui "qui est loué", et non pas de celui "qui loûe". 'Cet "Éloge de" M. de "Condorcet" a été goûté et aplaudi du Public. "Mercûre".
- C'est l'Éloge de M. "Lieutaud", par M. de "Condorcet".




Emplacement dans le dictionnaire :

ellébore noir
ellipse
ellipsoïde
ellipticité
elliptique
elliptiquement
elocution
élocution
élodicon
éloge
eloge
élogieusement
élogieux
élogiste
élohiste
éloigné
eloigné
éloignement
eloignement
eloigner
éloigner


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