épauler (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
XIII e siècle, espauler, « démettre l'épaule d'un animal ». Dérivé d' épaule.
1. Vieilli. Blesser à l'épaule. Je lui avais prêté mon cheval, il l'a épaulé. Pron. Ce cheval s'est épaulé. . Épauler un sanglier, un cerf, lui briser l'épaule.
2. Soutenir par un épaulement. Épauler un mur par des contreforts.
3. Mettre à couvert du feu de l'ennemi par un épaulement. Épauler des troupes.
4. . . Ménager sur un tenon un épaulement qui s'insère exactement dans la mortaise.
5. . En haltérophilie, soulever la barre par un mouvement d'épaulé.
6. Spécialt. Appliquer la crosse d'une arme à feu au creux de l'épaule, pour tirer. Épauler un fusil, une carabine. Absolt. Épauler et faire feu. Par méton. Épauler un animal, le mettre en joue avec son fusil.
7. Fig. Aider de toutes ses forces, assister une personne pour lui assurer le succès. Il réussira dans son entreprise, sa famille l'épaule. Nous nous
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Blesser à l'épaule. "Je lui avais prêté mon cheval, il l'a épaulé. Ce cheval s'est épaulé."
En termes de Charpenterie, il signifie Amincir un tenon pour qu'il puisse entrer dans la mortaise.
Il signifie aussi Appliquer contre son épaule une arme à feu pour tirer. "Épauler un fusil."
Par extension, "Épauler des troupes," Les mettre à couvert du canon par un épaulement.
ÉPAULER signifie figurément Aider de toutes ses forces. "Je vous
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Rompre, démettre l'épaule, en parlant des animaux. Épauler un sanglier.
2 Prêter l'épaule, assister, aider à. Je vous épaulerai de mon crédit.
MOL.: « C'est bien la moindre chose que nous devions faire que d'épauler de nos louanges le vengeur de nos intérêts »
3 Terme de guerre. Épauler des troupes, les mettre à l'abri du feu de l'ennemi par un épaulement.
4 Épauler un fusil, l'appuyer contre l'épaule pour faire feu.
5 Terme de coutellerie. Faire baisser une partie et monter l'autre à l'aide de la lime et du marteau.
Terme de menuisier. Diminuer la largeur d'un tenon pour qu'elle soit égale à celle de la mortaise.
6 S'épauler, v. réfl. En parlant des quadrupèdes, se blesser à l'épaule. Ce cheval s'est épaulé.
Terme d'horticulture. Un arbre s'épaule, quand il périt d'un côté et porte sa séve du côté opposé.
7 S'épauler, se donner réciproquement de l'appui, du secours.
LESAGE: « J'y consens, repartit-il : je vais à mon rendez-vous, et nous nous épaulerons s'il en est besoin »
8 Terme militaire. S'épauler, se couvrir d'un épaulement.
HISTORIQUE
XIIIème siècle
Liv. des mét. 121: Nus ne puet avoir drap espaulé, c'est à savoir drap delquel la chayne ne fust ausi bone au milieu come aus lisieres
XIVème siècle
Guesclin. 17607: Mais le cheval qu'il ot s'espaula, ce dist-on
XVème siècle
EUST. DESCH.: « Long col ai, mal suy espaulez [j'ai mauvaises épaules] »
ÉTYMOLOGIE
Épaule.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
ÉPAULER. - HIST. XIIIème siècle Ajoutez :
Brun de la Montaigne, V. 2614, éd. P. Meyer, Paris, 1875: Et s'il i a aucun qui cheval ait tués Qu'il n'ait sur quoi monter, ou cheval espaulés
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Rompre l'épaule, ou démettre, disloquer l'épaule. Il n'est usité qu'en parlant Des quadrupèdes. "Je lui avais prêté mon cheval, il l'a épaulé."
Il s'emploie aussi avec le pronom personnel. "Ce cheval s'est épaulé."
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
signifie figurément et familièrement, Assister, aider. "Je vous
En termes de Guerre, "Épauler des troupes," Les mettre à couvert du canon par un épaulement.
1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Verbe |
Rompre ou démettre, disloquer l'épaule. "Je lui avois prêté mon cheval, il l'a épaulé". Il n'est d'usage qu'en parlant Des bêtes à quatre pieds.
Il se met avec le pronom personnel. "Ce cheval s'est épaulé".
2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)
Épauler, signifie figurément, Assister, aider. "Je vous
On dit Des troupes qui sont exposées au canon, qu'"Il faut les
1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Rompre ou démettre, disloquer l'épaule. "Je lui avois prêté mon cheval, il l'a épaulé." Il n'a d'usage qu'en parlant des bêtes à quatre pieds.
Il est quelquefois réciproque. "Ce cheval s'est épaulé."
2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
signifie figurément, Assister, aider. "Je vous
On dit Des troupes qui sont exposées au canon, qu'"Il faut les
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Verbe |
["épolé": 1re et dern. "é" ferm. La 2de est douteûse devant la syll. masc. Nous "épaulons", j'"épaulais": devant l'"e" muet, elle est longue: il "épaûle", "épaûlera", etc.] 1°. Rompre ou démettre, disloquer l'épaûle, en parlant des bêtes à quatre pieds. 'Il "a épaulé ce" cheval. 'Ce cheval "s'est épaulé".
- 2°. "Figurément", Assister, aider. 'Il "vous a épaulé": il "fut épaulé par" plusieurs persones. "st. famil."
ÉPAULÉ, ÉE, 'Cheval "épaulé", bête "épaulée".
- Figurément, Style familier et satirique: "bête épaulée", fille déshonorée. 'On l'a trompé, on lui a doné en mariage une "bête épaulée".
Emplacement dans le dictionnaire :
| épatement épater épaufrure épaulard épaûle épaule épaulé | épaulée épaulement épauler épaulette épave épeautre épêcher | épée épeiche epeler épeler épellation épenthèse épenthétique |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Émile ZOLA (La Débâcle)...en retraite jusqu'à Belfort, jusqu'à Reims, et de nouveau il marchait à l'ennemi depuis cinq jours, son chassepot toujours vierge, inutile. Un besoin grandissant, une rage lente le prenait d'épauler, de tirer au moins, pour soulager ses nerfs. Depuis six semaines bientôt qu'il s'était engagé, dans une crise d'enthousiasme, rêvant de combat pour le lendemain, il n'avait fait qu'user ses pauvres...
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