érudit (adjectif)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adjectif 

XV e siècle. Emprunté du latin eruditus, participe passé de erudire, « dégrossir », d'où « enseigner, instruire, former ».
1. Qui fait preuve d'érudition. Un archiviste . Un historien, un philologue . Subst. Ce débat n'intéresse que les s.
2. Qui relève de méthodes propres à l'érudition. Un ouvrage . Une thèse e.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adjectif 

Qui a de l'érudition. "Un historien ." On dit dans un sens analogue "Un ouvrage ."
Il s'emploie aussi comme nom. "Un grand . Un de grande valeur."



Dictionnaire d'Emile Littré

Adjectif 



 1   Qui a beaucoup d'érudition. Il est érudit et se connaît en inscriptions.
PANNARD: « Avant de se rendre érudit, Se mettre au fait de la patrie, Savoir Paris avant Madrid, Savoir l'Europe avant l'Asie, Voilà le bon esprit »
    Le peuple érudit, les savants qui cultivent l'érudition. Le peuple érudit vante fort le bon Homère, Dissert. sur le poëme épique, dans DESFONTAINES.
    Qui a le caractère, les qualités de l'érudition. Ouvrage érudit. La profusion érudite d'Origène, L'ABBÉ HOUTEVILLE, dans DESFONTAINES.
D'ALEMB.: « L'abbé Alary, quoique formé par ce savant, digne du seizième siècle, n'eut garde de l'imiter, ni dans sa critique un peu brutale, ni dans ses préventions érudites, ni dans ses opinions hasardées ou dangereuses »

 2   S. m. Un érudit. Les illustres érudits qui ont déchiffré les hiéroglyphes et l'écriture cunéiforme.
D'ALEMB.: « De là cette foule d'érudits profonds dans les langues savantes jusqu'à dédaigner la leur, qui, comme l'a dit un auteur célèbre, connaissaient tout dans les anciens hors la grâce et la finesse »
LAMOTTE: « Pour l'érudit, il méprisait Qui ? tout le monde et ses voisins sans doute »
    -REM. L'abbé Massieu (Préface aux oeuvres de Toureil) accusait de néologisme, en 1721, le mot d'érudit.

SYNONYME
    ÉRUDIT, SAVANT, DOCTE. Savant est le terme le plus général, désignant celui qui sait. Ainsi l'Académie des sciences est composée de savants ainsi que l'Académie des inscriptions et belles-lettres, mais ces deux ordres de savants sont bien différents : les premiers s'occupent de mathématiques, d'astronomie, de physique, de chimie, de biologie ; les autres s'occupent des langues des peuples anciens, de leurs ouvrages écrits, de leurs usages, de leurs monuments, etc. ; et on les nomme des érudits. Docte, étymologiquement celui qui a reçu de l'instruction, exprime une autre nuance ; il s'applique non pas à ceux qui sont versés dans les sciences mathématiques, ou physiques, ou organiques, mais à ceux qui sont versés soit dans l'érudition, soit dans les lettres.

ÉTYMOLOGIE
    Lat. eruditus, part. passif du verbe erudire, instruire, de e, et rudis, ignorant, grossier, proprement, dégrossir.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Adjectif 


Qui a beaucoup d'érudition. "Un homme ." On dit dans un sens analogue, "Un ouvrage ."
Il s'emploie aussi substantivement. "C'est un , un de nos s."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Adjectif 


Qui a beaucoup d'érudition.
Il s'emploie aussi substantivement, et quelquefois en mauvaise part. "Ce n'est qu'un ".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Adjectif 


Qui a beaucoup d'érudition.
Il s'emploie aussi subtantivement, & quelquefois en mauvaise part. "Ce n'est qu'un ."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Adjectif 

ÉRUDITION, s. f. ["Érudi", "di-cion", en vers "ci-on:" 1re"é" fer.] "Érudition", grande étendue de savoir: conaissance fort étendue dans toute sorte de littératûre. "Érudit", qui a beaucoup d'érudition. 'Homme fort "érudit", qui a de l'érudition, beaucoup d'érudition.
   REM. 1°. "Érudition" est assez ancien dans la langue, mais "Erudit" ne date que de ce siècle. L' Abé "du Bos", qui aimait les mots nouveaux, met celui ci en italique, pour montrer qu'il n'était pas encore adopté par l'usage. 'Les Commentateurs les plus "érudits".
   2°. Les Dictionaires ne donent point de "féminin" à cet adjectif. On aurait dû lui en doner un, ne fût-ce qu'en faveur de Mde. "Dacier", qu'on peut apeler une femme très-"érudite".
   3°. "Érudit" s'emploie aussi substantivement; mais quand il est employé sans épithète, il se prend en mauvaise part. 'Ce n'est qu'"un ". 'C'est "un " de la première classe; plein de mépris pour ce qui est moderne, il estime les choses par le nombre des siècles. "Murm."
- Quand il a une épithète, elle en détermine le sens. 'Un Savant, nullement versé dans les Humanités Latines et Françaises, n'est qu'"un pédant ". L' Abé "des Font." 'Les Dissertations (de l'Abé Anselme) sont plus propres à le faire regarder comme "un sage " et un bon Litérateur. "Sabatier", Trois Siècles, etc. Voyez SAVANT.
   4°. Comme on dit, "un homme d'esprit", un Auteur, par analogie, a dit: "un homme d'érudition"; un aûtre dit: "Éclésiastique d'érudition": ce qui vaut encore moins. 'Vous m'étonez de m'assurer que ces brébis désobéissantes ont pour protecteurs non-seulement des gens grossiers et débauchés comme eux, mais des "Eclésiastiques d'érudition". Let. de M. de "Ste. Marthe". On ne pourrait pas même dire "des Eclésiastiques d'esprit;" encore moins peut-on dire, "des Eclésiastiques d'érudition".
- L'Abé "Prévot" a dit, dans la Traduct. de "l'Hist. des Stuarts": '"Homme" de mérite~ et "d'érudition". L'Acad. met aussi pour exemple: il "est homme d'érudition"; mais cela est un peu diférent, et on ne peut pas conclure de-là qu'on puisse dire, "c'est un homme d'érudition", comme on dit: "c'est un homme d'esprit".
   ÉRUDITION signifie aussi, "remarque", recherche savante, curieûse. 'Voilà "une ion" très recherchée, mais mal placée.




Emplacement dans le dictionnaire :

erreurs
errhin
erroné
ers
erse
érubescent
érucage ou érucago ou éruc
éructation
éructer
érudit
érudition
érugineux
éruptif
éruption
érussage
érycine
éryngiées
érysipélateux
érysipelateux
érysipèle
érythématique


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