étayer (verbe)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Verbe 

(se conjugue comme Balayer ). XIII e siècle, estaier . Dérivé d' étai II .
1. Appuyer, soutenir avec des étais. Les ouvriers ont étayé une maison, une muraille, une voûte. Fig. Étayer une affirmation. Le procureur étayait son accusation sur des témoignages précis. Pron. à sens réciproque. S' mutuellement.
2. Servir d'étai à. Deux colonnes étayaient ce balcon. Pron. Ces deux maisons s'étayent l'une l'autre. Fig. Les exemples qui étayent sa démonstration sont discutables.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

(Il se conjugue comme BALAYER.) Appuyer, soutenir avec des étais. "Étayer une maison, une muraille. On a bien" "étayé ce bâtiment, il ne s'écroulera pas." Fig., "C'est une affaire qui a besoin d'être étayée. Cette thèse s'étaie de nombreux documents."



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 



 1   Appuyer, soutenir par des étais. Étayer un mur.
    Fig.
J. J. ROUSS.: « Je ne voudrais pas qu'on allât faire un usage indiscret d'un ressort si bas [la gourmandise], ni étayer d'un bon morceau l'honneur de faire une belle action »
M. J. CHÉN.: « Et du nom de justice Vous osez abuser pour étayer vos droits »

 2   S'étayer, v. réfl. Se soutenir sur un étai, sur un bâton.
MALFIL.: « Le vieux devin qui.... Pour s'étayer dans sa marche incertaine, Courbe son corps sur un appui de frêne »
    Fig.
C. DELAV.: « En vain, pour s'étayer du nom de mes aïeux, Par l'éclat des emplois Charles flattait mes yeux »
    Se soutenir l'un l'autre.
J. J. ROUSS.: « La richesse et le crédit s'étayent mutuellement, l'un se soutient toujours mal sans l'autre »
RAYNAL: « Ces possessions formaient quatre masses trop éloignées les unes des autres pour s'étayer mutuellement »

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
J. DE MEUNG: « Salomon son temple en estaie Sur sept pilliers.... »
    XIVème siècle
     Bibl. des ch. 5e série, t. III, p. 239: Despense pour estaier et relever le comble du toit
    XVIème siècle
AMYOT: « Fabius, par un moyen de proceder tout different, sousteint et estaya dessoubz [sa ville] »

ÉTYMOLOGIE
    Étai ; Berry, atéyer.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


(Il se conjugue comme "Payer.") Appuyer, soutenir avec des étais. "Étayer une maison, une muraille. On a bien étayé ce bâtiment, il ne tombera pas."
Il s'emploie aussi figurément. "Sa fortune chancelle, elle a besoin d'être étayée."



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Appuyer avec des étaies. "Étayer une maison, une muraille. On a bien étayé ce bâtiment, il ne tombera pas."
On le dit aussi figurément. "Sa fortune chancelle, elle a besoin d'être étayée."




Emplacement dans le dictionnaire :

état
état-major
étatique
étatisme
étau
étaupinage
étavillon
étayage
étayé
étayer
etc
été
éteignarie
éteignoir
éteindre
eteint
ételle
étendage
étendard
étendeur
étendoir


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