Affété (adjectif)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Adjectif |
XV e siècle, « apprêté ». Participe passé de l'ancien verbe affaiter . Vieilli. Qui manifeste une recherche prétentieuse dans son attitude ou son langage. Un jeune homme
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Adjectif |
Qui est plein d'afféterie dans son air, dans ses manières, dans son langage. "Ce jeune homme est
Il se dit aussi des Choses qui marquent de l'affectation. "Mine
Dictionnaire d'Emile Littré
| Adjectif |
Qui a de l'afféterie ; qui marque de l'afféterie. Jeune homme affété. Manières affétées.
RÉGNIER: « Si quelque autre affétée, en sa douce malice... »
BOILEAU: « Je laisse aux doucereux ce langage affété »
CORN.: « Et sous l'indigne appât d'un coup d'oeil affété »
VOLT.: « L'Ésope des Français.... A de la Champmeslé vanté la voix aimable, Ses accents amoureux et ses sons affétés »
HISTORIQUE
XIIème siècle
Ronc. p. 65: Olivers fut courtois et afaitiez
XIIIème siècle
Lai del desiré: Li neims le vit [le chevalier] si affeité [poli], Si franc, si bel, si enseigné
la Rose, 1589: Maint vaillant homme a mis à glaive Cis mireors, car li plus saive [sage], Li plus preus, li miex afetié [instruit] Y sunt tost pris et aguetié [attrapés]
XVème siècle
AL. CHARTIER: « Ouquel soubz un langaige affaité sont enclos les commencemens et ouvertures de mettre rigueur en la court amoureuse »
COMM.: « C'est ung très beau roy. Il ayme fort les femmes. Il pourroit trouver quelque affettée à Paris qui luy pourroit bien dire tant de belles parolles qu'elle luy feroit envye de revenir »
LOUIS XI: « Le mari se fit mander querir par un messager affaicté pour aller vers un seigneur du pays »
LOUIS XI: « Elle, comme femmes savent bien faire, trouva une bourde toute affectée »
XVIème siècle
DESPER.: « Un autre respondit de mesme à son confesseur ; mais il sembloit estre un peu plus affaité [rusé] »
MARG.: « Il n'y a amour si secrete, qui ne soit sue, ni petit chien si affeté [dressé] ni fait à la main, duquel on n'entende le japper »
LA BOËTIE: « Les poetes et orateurs qui se veulent garder d'une façon affettée et non pure »
D'AUB.: « Les uns cerchent un langage affetté, qu'ils appellent fleuri »
AMYOT: « Il n'entroit en leur païs aucun affetté rhetoricien pour enseigner à finement plaider »
DESPER.: « Il étoit bien affetté [sournois, trompeur] et faisoit toujours quelque chatonnie [malice] »
MONT.: « Une beauté molle, affettée, delicate, artificielle »
ÉTYMOLOGIE
Le même mot, sauf l'orthographe, que affaiter ou affecter (voy. ces mots). Il n'y a qu'à parcourir l'historique pour s'en convaincre.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Adjectif |
Qui est plein d'affectation dans son air, dans ses manières, dans son langage. "Ce jeune homme est
Il se dit aussi Des choses qui marquent de l'affectation. "Mine
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Adjectif |
Qui est plein d'affection dans son air, dans ses manières, par envie de plaire. Il ne se dit guère qu'en parlant d'une femme ou d'une fille coquette. "Elle ne seroit pas désagréable, si elle n'étoit point si affectée."
Il se dit aussi des choses qui marquent de l'affection. "Mine affectée. Discours affecté. Manières affectées. Paroles affectées."
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
AFFÉTÉ, ÉE, adj. [Afété, tée; 2e et 3eé fer. long à la 3e du 2d.] Plein ou pleine d'affectation. Il ne se dit que d'une femme ou fille coquette. Acad. Voy. AFFECTÉ.
- On le dit de la persone et de l'air, des manières, des paroles, etc.
Emplacement dans le dictionnaire :
| affenage afférent affermage afferme affermé affermer affermir | affermissement affeté affété afféterîe affeterie afféterie affèterie | affeterie affichables affichage affiche affiché afficher affichette |
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