Avérer (verbe)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Verbe 

(se conjugue comme Céder ). XII e siècle, comme transitif, au sens de « réaliser, accomplir ». Emprunté du latin médiéval a(d)verare, dérivé de verus, « vrai ».

I. V. tr. Class. Reconnaître ou faire reconnaître pour vrai. Avérer une hypothèse. C'est une chose qu'on ne peut .

II. V. pron.
1. Absolt. Rare. Être reconnu pour vrai, être confirmé. La nouvelle s'avéra bientôt. Ses qualités se sont avérées.
2. Se révéler en réalité. Il s'est avéré un excellent homme d'affaires. L'entreprise s'avéra vaine. L'enquête s'est avérée difficile. Impers. Après quelques recherches, il s'avéra que la chose était impossible. Il s'est avéré que vous aviez raison. On évitera le non-sens : Cette nouvelle s'est avérée fausse.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Reconnaître ou faire reconnaître pour vrai. "C'est une chose qu'on ne peut . C'est un fait avéré. Une chose" "avérée." Il n'est plus guère employé qu'au participe passé.



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 


Avoir, donner la certitude qu'une chose est vraie. Il avéra le fait.
CORN.: « J'en réponds sur ma tête et l'ai trop avéré »
MOL.: « J'ai su par mes yeux avérer aujourd'hui Le commerce secret de ma femme et de lui »
    J'avère, j'avérerai, j'avérerais.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
BENOIT: « E sevent tuit senz suspeçon Qu'or aveire [se vérifie] l'avision »
BENOIT: « Certainement est averée En lui tote la profecie »
     Adam, myst. p. 60: La prophecie averera [se vérifiera], Quant li filz Deu por nos morra
    XIIIème siècle
     Ren. 14116: La moie foi en voil jurer, Que tot ce verroiz [vous verrez] averer
BEAUMANOIR: « Tex raisons convient il averer par tesmoins loiax »
    XVème siècle
FROISS.: « Les promesses de la duchesse furent averées [justifiées par l'événement] »
FROISS.: « Pour mieux averer leur fait »
COMM.: « Ce qui doit estre reputé à grand faute aux Princes, quand ils ne les averent ou font averer [les rapports qu'on leur fait] »
    XVIème siècle
MONT.: « Comme il a esté adveré »
AMYOT: « On ne sceut jamais adverer ny sçavoir comment il estoit mort »
AMYOT: « Le bon jugement de l'un est tesmoigné par la ruine de son païs, et l'erreur de l'autre adveré par l'heureux evenement de ce qu'il avoit voulu empescher »
AMYOT: « Craignant que le filz legitime ne fust occasion de faire rechercher et averer sa batardise »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. averar, aveirar ; ital. avverare ; de ad, à, et verus, vrai (voy. VRAI).


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


S'assurer et faire voir qu'une chose est vraie. "On a avéré ce fait-là. C'est une chose qu'on ne peut ."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Verbe 


S'assurer et faire voir qu'une chose est vraie. "On a avéré ce fait-là. C'est une chose qu'on ne peut avérr".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Faire voir qu'une chose est vraie. "On a avéré ce fait-là. C'est une chose qu'on ne peut ."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Verbe 

[2 "é" fermés.] Faire voir qu'une chôse est vraie. "Acad." Vérifier, prouver ou trouver qu'une chôse est vraie. "Trév." 'On "a avéré" le fait; on ne peut l'"avérer".




Emplacement dans le dictionnaire :

aventureux
aventurier
aventurine
avenu
avenue
avenûe
avéré
averé
averer
avérer
avers
averse
aversion
averti
avertin
avertir
avertissement
avertisseur
avette
aveu
aveuglant


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