Avoué (nom masculin, subst. masculin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Officier ministériel, autrefois appelé Procureur, dont la fonction est de représenter les parties devant les tribunaux et de faire en leur nom tous les actes de procédure nécessaires. "Avoué de première instance. Avoué à la Cour d'appel. Une étude d'avoué. Clerc d'avoué. Constituer . Acte, signification d' à . L' du demandeur, du défendeur."
Il se disait anciennement d'un Seigneur qui se chargeait d'être le protecteur, le défenseur des droits d'une église. "L' de Cîteaux. L' de l'évêché d'Arras."



1ère définition d'Emile Littré




 1   Reconnu. Le but avoué de son départ. C'est un fait avoué.

 2   Approuvé.
CORN.: « Digne d'être avoué de l'ancienne Rome »
BOILEAU: « Par des vers tout neufs avoués du Parnasse »
VOLT.: « Monterey, sans être avoué du conseil d'Espagne, renforça l'armée du prince d'Orange »
PASC.: « Pouvoir être avoué pour.... »


2ème définition d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Officier ministériel chargé de représenter les parties devant les tribunaux et de faire les actes de procédure.

 2   Terme de droit féodal. Nom d'office qui consistait à défendre les droits des églises et des abbayes, et qui aussi, en général, signifiait toute espèce de protecteur Les avoués étaient ordinairement des nobles.
MONTESQ.: « Il y avait, dans la seconde race, un avoué de la partie publique »

HISTORIQUE
    XIème siècle
     Ch. de Rol. IX: Là vous suirat, ce dist mis avoez
    XIIème siècle
     Ronc. p. 14: Charles nostre avoez
     ib. p. 56: Si garis [protége] hui Rolant nostre avoé
HUES DE LA FERTÉ: « Cil qui tient Champagne et Brie N'est mie droit avoués »
    XIIIème siècle
VILLEH.: « Emprès se croisa Henris d'Anjo ses freres et Tierris ses niés, Guillaumes avoués de Bethune.... »
     Berte, XLV: Diex, fait-il, je vous tien à mon droit avoué
     Chr. de Rains, 229: Il nous convient querre avoé
     Ch. d'Ant. I, 135: Ausi me serviront com ses aie [comme si je les aye] engenrés ; Il ierent tot mi fil, j'iere lor avoés ; En paradis celestre sera lor iretés [héritage]
BEAUMANOIR: « Se li cas quiet [tombe] en apel, et il a ensoine [excuse], il pot avoir avoué et fere le [la] bataille »
    XVème siècle
FROISS.: « Voire, dit le maire, qui jà estoit advoé du roi, gars puant, parles-tu ainsi en la presence du roi ? »

ÉTYMOLOGIE
    Advocatus (voy. AVOCAT).


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française



"Vérités es. Principes s."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Homme de Loi établi auprès des Tribunaux pour représenter les Parties plaidantes: c'est le même ministère que celui des Procureurs. B BAR



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Vieux mot formé de celui d'Avocat. On appeloit ainsi autrefois Un Seigneur qui se chargeoit d'être le protecteur, le défenseur des droits d'une Église. "L'Avoué de Cîteaux. L'Avoué de l'Évêché d'Arras."




Emplacement dans le dictionnaire :

avoir du poids
avoisiné
avoisiner
avorté
avortement
avorter
avorton
avouable
avoue
avoué
avouer
avoyer
avrelon
avril
avrillée
avuer
avulsion
avunculaire
axe
axer
axial


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Conjugaisons


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