Besogne (nom féminin)
Définitions de Besogne disponibles :Définition développée dans dictionnaire académique, 1986.
Définition « besogne » du dictionnaire académique Français, parution de l’année 1932.
Définition d’Emile Littré (édition de 1876) pour le mot « besogne ».
Ancienne signification issue du dico de l’Académie Française, parue en 1835.
Ancienne signification éditée par l’Académie Française, année 1798.
Ancienne signification éditée en 1762 pour le terme « besogne » par l’Académie Française.
Signification du terme « besogne », parution de 1788 (dictionnaire de Mr Féraud).
Ancienne signification développée en 1694 par l’académie Française (ACAD - 1694).
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Nom féminin |
XII e siècle, besoigne, « nécessité, pauvreté ». Peut-être de l'ancien bas francique * bisunnia, « soin, souci ».
I. Vieilli.
1. Ce dont on a besoin, ce qui est nécessaire.
2. Le fait d'être dans le besoin, la pauvreté ou la misère.
3. Fam. Acte sexuel.
II. Travail.
1. Le travail imposé par la pratique d'un métier ou d'une activité quelconque. Avoir de la besogne. Aller à sa besogne. Se mettre à la besogne. Faire, interrompre sa besogne. Être tout à sa besogne, être tout occupé à sa tâche, à son ouvrage. Abattre de la besogne, fournir un travail intensif. Achever, terminer sa besogne. Une besogne ardue, fastidieuse. Une rude besogne. Être surchargé, débordé de besogne. Expr. Être dur, âpre à la besogne, travailler très activement et résister à la fatigue. Être mou à la besogne, travailler avec nonchalance. Être lent, prompt à la besogne. Aller vite en besogne, être expéditif dans son travail, en bonne ou en mauvaise part et, fig., se croire déjà au but alors qu'il n'en est rien. Expédier sa besogne, travailler trop hâtivement. Faire plus de bruit que de besogne, parler plus qu'on n'agit. S'endormir sur la besogne, travailler avec indolence. Aimer besogne faite (vieilli), répugner au travail. Mâcher la besogne à quelqu'un, fournir à autrui un travail tout préparé, donc facile. Tailler (vieilli), donner de la besogne, bien de la besogne à quelqu'un, lui donner du travail, beaucoup de travail ou, fig., lui donner de la peine, lui susciter des embarras. Expr. péj. Surtout au pluriel. Basses besognes, travail matériellement ou moralement répugnant et, fig., opérations inavouables accomplies au profit d'un État, d'un groupe, etc. Dans son journal, il était l'homme des basses besognes.
2. Ouvrage, produit, résultant de cette pratique, de cette activité. C'est une besogne grossière, une bonne besogne ! Fig. Vous avez fait là une vilaine besogne ou, par antiphrase, vous avez fait là de belle besogne, de la belle besogne, vous avez gâté toute l'affaire. Prov. Selon l'argent, la besogne, la qualité du travail, de l'ouvrage obtenu, dépend de ce qu'on a payé ceux qui l'ont fait.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom féminin |
Travail qu'exige de chacun sa profession, action par laquelle on fait une oeuvre. "Avoir de la besogne. Mettre la main à la besogne. Aller à sa besogne. Être à sa besogne. Une longue, une rude besogne. Faire sa besogne. Quitter sa besogne. S'attacher, être assidu à sa besogne."
Il désigne aussi l'Effet du travail, l'ouvrage même qui résulte du travail. "Bonne besogne. Besogne délicate. Besogne grossière. Besogne commencée. Besogne achevée. Besogne bien faite. Montrer de la besogne faite. Il fait plus de besogne que quatre."
"Besogne de commande," Travail commandé, qui doit être exécuté au gré de celui qui le fait faire.
Prov., "Selon l'argent, la besogne," Les ouvriers travaillent selon qu'ils sont payés.
"Aimer besogne faite," N'aimer pas à travailler.
Fig., "S'endormir sur la besogne," Travailler nonchalamment.
"Être âpre à la besogne," Mettre à son travail beaucoup d'activité. "Être mou à la besogne," La faire avec nonchalance. "Abattre de la besogne," Faire beaucoup d'ouvrage.
"Ne songer qu'à sa besogne, qu'à faire sa besogne; Être tout à sa besogne," Ne s'occuper que des affaires de son état, de sa profession; être uniquement appliqué à ce qu'on fait, au travail dont on est chargé.
"Aller vite en besogne," Être expéditif, ou Agir précipitamment.
"Faire plus de bruit que de besogne," Se donner beaucoup de mouvement et faire peu d'ouvrage, ou Parler plus qu'on n'agit.
"Faire de la bonne besogne, de bonne besogne," Travailler utilement. On dit, dans le sens contraire, "Faire de la mauvaise besogne, de mauvaise besogne."
Ironiq., "Vous avez fait là une belle besogne, de belle besogne," se dit à une Personne qui a gâté l'affaire dont elle s'est mêlée.
Fig., "Donner bien de la besogne à quelqu'un, lui tailler de la besogne," Lui donner de la peine, de l'exercice, lui susciter des embarras.
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. féminin |
1 Ce qui est de besoin, affaire, apprêt.
LA FONT.: « Le galant [le renard] pour toute besogne Avait un brouet clair ; il vivait chichement »
2 Ce qu'il est nécessaire de faire, travail, ouvrage. Celui qui ne serait propre à aucune autre besogne. Achever sa besogne. Se partager la besogne.
SÉV.: « Elle fait la grosse besogne »
S'endormir sur la besogne, ne pas avancer dans un travail.
Familièrement. Aimer besogne faite, ne pas aimer le travail.
N'avoir pas besogne faite, avoir beaucoup d'embarras.
RÉGNIER: « Qui vit céans, ma foy, n'a pas besogne faite »
P. L. COUR.: « MM. les gens du roi, entre la chancellerie et la grande aumônerie, n'ont pas besogne faite »
Abattre de la besogne, faire beaucoup de travail.
Aller vite en besogne, être expéditif ; agir avec précipitation ; dissiper promptement ses ressources.
Faire plus de bruit que de besogne, parler beaucoup et ne pas agir ; se donner beaucoup de mouvement et ne pas faire grand'chose.
Donner, tailler de la besogne à quelqu'un, lui préparer sa tâche, et fig. lui donner de la peine, lui susciter des embarras.
Faire de la bonne besogne, de la belle besogne, travailler d'une façon utile ; et ironiquement, vous avez fait là de la belle besogne, vous avez fait une maladresse, une sottise, etc.
Dépêcher besogne, dégrossir une besogne.
SAINT-SIMON: « Ils [ceux qui sont chargés des recherches de noblesse] dépêchent besogne et leurs secrétaires la défrichent »
PROVERBE Selon l'argent la besogne, c'est-à-dire ce n'est qu'en payant bien qu'on obtient un ouvrage, un travail bien fait.
HISTORIQUE
XIIème siècle
Sax. XX: Et Gilemers l'Escot dit outrage et folie, Quant de ceste besoigne devant tous vous desfie
ib. XXI: [Trois messagers] qui fassent vo [votre] besoigne bien et hardiement
Th. le mart. 43: Seigneur, fait-il à els, tut senz [sans] en plait entrer, Ne me deit pas mis sires acuinte demander ; Car tut cest grant aveir que ci vus oi numer, En ses busoignes l'oi fait metre e aluer
XIIIème siècle
Berte, VII: D'aprocher [avancer] la besoigne plus ne detrierai
ib. XVII: Bien [je] ferai la besoigne, de ce n'esteut douter
Chron. de Rains, p. 97: Et eslurent li prison deux d'eaus [deux d'entre eux] pour porter ceste besoigne
la Rose, 2584: Du païs gaires ne t'esloigne ; Et se tu as si grant besoigne Que esloigner il te conviengne, Garde bien que tes cuers remaigne
BEAUMANOIR: « Cil qui est tuteres por enfans sous aagiés, n'est pas tenus à fere les besongnes des enfans à son coust »
BEAUMANOIR: « Homs de religion ne doit pas estre receus en office d'avocat en ceste cort laie, se ce n'est por la besogne de s'eglise »
JOINV.: « Sa besoigne atira [disposa] en tel maniere que toute sa gent qui estoient mal armée, il les envoia par une valée mal couverte »
JOINV.: « Je ne weil pas oublier aucunes besoignes qui avindrent en Egypte, tandis que nous y estions »
JOINV.: « Si dit au roi : Sire, je venrai demain parler à vous de mes besoignes [affaires] »
XVème siècle
FROISS.: « Renvoyerent leurs harnois, sommes, malles et habits par mer ; si arriverent ces besognes à l'Escluse en Flandre »
FROISS.: « Mets-y donc une chançonnette ; S'en voudra mieuls ta besongnette »
COMM.: « Lors congneut le dit duc que ses besongnes alloient mal, car il n'avoit ame avec lui »
COMM.: « Il m'a autreffois dit qu'il congnoissoit ses subjectz et qu'il les trouveroit bien si les besongnes se portoient mal [si les affaires devenaient mauvaises] »
COMM.: « Or vous en allez à l'heure que vous devez faire vos besongnes ou jamais, veu les grandes choses qui tombent entre les mains du roy dont il peult agrandir ceulx qu'il ayme »
XVIème siècle
AMYOT: « Faire ses besongnes [ses affaires, un profit] »
AMYOT: « Ceste desfaitte donna matiere de parler de son excellente et admirable vertu à ceulx qui l'avoient veu en besogne »
ÉTYMOLOGIE
Autre forme de besoin ; bourguig. besongne ; provenç. besonha ; ital. bisogna. Chifflet, Gramm. p. 200, remarque, au XVIIème siècle qu'on écrit besoigne, et qu'on prononce besogne.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE BESOGNE.
3 Sorte de grand bateau, dit aussi bateau normand, ou chaland besogne.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. féminin |
Travail, ouvrage; action par laquelle on fait une oeuvre. "Avoir de la besogne. Mettre la main à la besogne. Aller à sa besogne. Être à sa besogne. Une longue besogne. Se mettre en besogne, à la besogne. Faire sa besogne. Quitter sa besogne. S'attacher, être assidu à sa besogne. Mettre quelqu'un en besogne. Ce que vous lui donnez à faire est une forte besogne." Ce mot est familier dans tous ses emplois.
Il signifie aussi, L'effet du travail, l'ouvrage même qui résulte du travail. "Bonne besogne. Besogne délicate. Besogne grossière. Besogne commencée. Besogne achevée. Besogne bien faite. Faire voir sa besogne. Montrer de la besogne faite. Gâter de la besogne. Il fait plus de besogne que quatre."
"Besogne de commande," Travail commandé, qui doit être exécuté au gré de celui qui le fait faire. "Besogne d'affection," Travail que l'on choisit par goût et que l'on exécute à sa fantaisie. "La besogne d'affection réussit ordinairement mieux que celle de commande."
Prov., "Selon l'argent la besogne," Les ouvriers travaillent selon qu'ils sont payés.
"Aimer besogne faite," N'aimer pas à travailler. Fig., "S'endormir sur la besogne," Travailler nonchalamment.
"Être âpre à la besogne," Mettre à son travail beaucoup d'activité. "Être mou à la besogne," La faire avec nonchalance. "Abattre de la besogne," Faire beaucoup d'ouvrage.
"Ne songer qu'à sa besogne, qu'à faire sa besogne, être tout à sa besogne," Ne s'occuper que des affaires de son état, de sa profession; être uniquement appliqué à ce qu'on fait, au travail dont on est chargé. "Ce commis, cet employé ne songe qu'à sa besogne."
"Aller vite en besogne," Être expéditif, ou Agir précipitamment. Il se dit quelquefois, figurément, D'un dissipateur qui mange son patrimoine.
"Faire plus de bruit que de besogne," Se donner beaucoup de mouvement, et faire peu d'ouvrage; ou Parler plus qu'on n'agit.
"Faire de la bonne besogne, de bonne besogne," Travailler utilement. On dit, dans le sens contraire, "Faire de la mauvaise besogne, de mauvaise besogne."
Ironiq., "Vous avez fait là une belle besogne, de belle besogne," se dit À une personne qui a gâté l'affaire dont elle s'est mêlée.
Fig., "Donner bien de la besogne à quelqu'un, lui tailler de la besogne," Lui donner de la peine, de l'exercice, lui susciter des embarras.
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Subst. féminin |
Terme du style familier. Travail, ouvrage, l'action par laquelle on fait une oeuvre. "Un artisan attentif à sa besogne. Mettre la main à la besogne. Aller à sa besogne. Être à sa besogne. Une longue besogne. Faire sa besogne. Quitter sa besogne. S'attacher, être assidu à sa besogne. Mettre quelqu'un en besogne. Ce que vous lui donnez à faire est une forte besogne". On dit, "Faire de la bonne besogne, de bonne besogne," pour dire, Travailler utilement.
Il signifie aussi, L'effet du travail, l'ouvrage même qui résulte du travail. "Bonne besogne. Une besogne délicate. Besogne grossière. Une besogne commencée. Une besogne achevée. Une besogne bien faite. Faire voir sa besogne. Faire voir de la besogne faite. Gâter de la besogne. Il fait plus de besogne que quatre".
On dit, "Besogne de commande," d'Un travail commandé, qui doit être exécuté au gré de celui qui le commande. Il se dit quelquefois par opposition à "Besogne d'affection", que l'on fait comme on l'entend. "La besogne d'affection réussit mieux que celle de commande". Voyez
On dit, >pre à la besogne, mou à la besogne, en parlant Du degré d'activité ou de nonchalance qu'on y met.
On dit proverbialement, "Selon l'argent la besogne," pour dire, que Les ouvriers travaillent selon qu'ils sont payés; "Faire plus de bruit que de besogne," pour dire, Avoir plus de paroles que d'effet; "Donner bien de la besogne à quelqu'un, lui tailler de la besogne," pour dire, Lui donner de la peine, de l'exercice, et de l'embarras; "Aimer besogne faite," pour dire, N'aimer pas à travailler; et, "S'endormir sur la besogne," pour dire, Travailler nonchalamment.
Et ironiquement, en parlant à Un homme qui a gâté une affaire dont il s'est mêlé, on lui dit, "Vous avez fait une belle besogne".
En parlant d'Un homme qui ne s'applique qu'aux choses de sa vocation, de sa profession, on dit, que "C'est un homme qui ne songe qu'à faire sa besogne, qu'à sa besogne".
Et en parlant d'Un homme qui agit précipitamment, sans mettre aux choses le temps suffisant, on dit, "Aller vite en besogne, vous allez bien vite en besogne".
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Subst. féminin |
Terme du style familier. Travail, ouvrage, l'action par laquelle on fait une oeuvre. "Un artisan attentif à sa besogne. Mettre la main à la besogne. Aller à sa besogne. Une longue besogne. Faire sa besogne. Quitter sa besogne. S'attacher, être assidu à sa besogne. Mettre quelqu'un en besogne. Ce que vous lui donnez à faire est une forte besogne."
Il signifie aussi, L'effet du travail, l'ouvrage même qui résulte du travail. "Bonne besogne. Une besogne délicate. Besogne grossière. Une besogne commencée. Une besogne achevée. Une besogne bien faite. Faire voir sa besogne. Faire voir de la besogne faite. Gâter de la besogne. Il fait plus de besogne que quatre."
On dit proverbialement, "Selon l'argent la besogne," pour dire, que Les ouvriers travaillent selon qu'ils sont payés. "Faire plus de bruit que de besogne," pour dire, Avoir plus de parole que d'effet. "Donner bien de la besogne a quelqu'un, lui tailler de la besogne," pour dire, Lui donner de la peine, de l'exercice, & de l'embarras. "Aimer besogne faite," pour dire, N'aimer pas à travailler. Et, "S'endormir sur la besogne," pour dire, Travailler nonchalamment.
Et ironiquement, en parlant à un homme qui a gâté une affaire dont il s'est mêlé, on lui dit, "Vous avez fait une belle besogne."
En parlant d'Un homme qui ne s'applique qu'aux choses de sa vacation, de sa profession, on dit, que "C'est un homme qui ne songe qu'à faire sa besogne."
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. féminin |
[1re et 3e "e" muet: mouillez le "gn". On écrivait aûtrefois "besongne".] Travail, ouvrage. Mettre la main à la "besogne", aller à sa "besogne", faire sa "besogne". Il est moins noble que "travail" et "ouvrage". = Il se dit aussi de l'éfet du travail, de l'ouvrage qui en résulte; "besogne" comencée "ou" achevée, délicate "ou" grossière, etc.
On dit, proverbialement, "aler doucement en besogne", agir lentement et avec circonspection; "aler vite en besogne", promptement et souvent sans réflexion. 'Il est étonant que le vainqueur ne se soit pas délivré plus promptement d'un rival aussi dangereux qu'Agis; mais il n'étoit pas de l'intérêt de l'Auteur que Léonidas "alât si vite en besogne".
- "Tailler de la besogne à" quelqu'un; lui susciter des afaires fâcheuses~; faire naître des obstacles, des dificultés qu'il faut qu'il surmonte
- "S'endormir sur la besogne;" travailler nonchalamment.
- "Faire plus de bruit que de besogne", avoir plus de parole que d'éfet.
- "Aimer besogne faite", n'aimer pas à travailler.
- '"Vous avez fait une belle besogne", se dit ironiquement à quelqu'un, qui a gâté une afaire dont il s'est mélé.
- Et en parlant d'un homme qui ne s'aplique qu'aux chôses de sa profession, on dit: 'C'est un homme qui "ne songe qu'à faire sa besogne".
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Subst. féminin |
Travail, ouvrage, l'action par laquelle, ou avec laquelle on fait une oeuvre, un travail. "Le laboureur," ou "l'artisan est attentif à sa besogne. mettre la main à la besogne. aller à sa besogne. une longue besogne. faire sa besogne. quitter sa besogne. s'attacher, estre assidu à sa besogne. mettre quelqu'un en besogne".
Il signifie encore, L'effet du travail, l'oeuvre, ou l'ouvrage mesme qui resulte du travail. "Bonne, belle, delicate besogne. une besogne commencée. une besogne achevée. une grande besogne. une besogne bien faite. faire voir de sa besogne. faire voir de la besogne faite. entreprendre une besogne. selon l'argent la besogne. gaster une besogne. il fait plus de besogne que quatre".
On dit aussi fig. & prov. "Vous avez fait une belle besogne. vous avez fait de belles besognes," pour dire, Vous avez tout gasté, vous n'avez rien fait qui vaille.
On dit aussi prov. "Aimer besogne faite," En parlant d'un paresseux qui n'aime pas à travailler.
On dit aussi fig. "Donner bien de la besogne à quelqu'un, luy tailler de la besogne," pour dire, Luy donner de la peine, de l'exercice, & de l'embarras &c.
Il signifie aussi generalement ce que chacun a à faire dans sa vacation & profession. "Il ne s'amuse qu'à faire sa besogne," ou "qu'à sa besogne".
On dit prov. des Ouvriers, des Artisans qui font beaucoup de bruit dans leur travail, qu'"Ils font plus de bruit que de besogne". On le dit aussi fig. de ceux qui se donnent beaucoup de mouvement pour ne faire que peu de chose.
Synonymes les plus fréquemment utilisés:
charge, travail, fonction, tâche, emploi, métier, profession, activité, ouvrage, entreprise, production, oeuvre, devoir, mission, rôle, effort, labeur,
Emplacement dans le dictionnaire :
| besaine besant besanté beset besi besicles bésicles | bésigue besigue besogne besogné besogner besoin bess | besson bestial bestialement bestiaux bestiole béta bêta |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Louis HÉMON (Maria Chapdelaine)...les étés, depuis onze ans, en qualité d'homme engagé. C'est-à-dire que pour un salaire de vingt piastres par mois il s'attelait chaque jour de quatre heures du matin à neuf heures du soir à toute besogne à faire, et y apportait une sorte d'ardeur farouche qui ne s'épuisait jamais ; car c'était un de ces hommes qui sont constitutionnellement incapables de rien faire sans donner le maximum de leur...
Citation n°2 de Louis HÉMON (Maria Chapdelaine)
...Et à tous les coudes des rivières, à toutes les chutes, partout où les innombrables billots bloquent et s'amoncellent, il faut encore le concours des draveurs forts et adroits, habitués à la besogne périlleuse, pour courir sur les troncs demi-submergés, rompre les barrages, aider tout le jour avec la hache et la gaffe à la marche heureuse des pans de forêt qui descendent. -de la misère,...
Citation n°3 de Louis HÉMON (Maria Chapdelaine)
...foin fut coupé, et comme la sécheresse persistait, ils commencèrent au matin du sixième jour à ouvrir et retourner les veilloches qu'ils voulaient granger avant le soir. Les faux avaient fini leur besogne, et ce fut le tour des fourches. Elles démolirent les veilloches, étalèrent le foin au soleil, puis vers la fin de l'après-midi, quand il eut séché, elles l'amoncelèrent de nouveau en tas de la...
Citation n°4 de Louis HÉMON (Maria Chapdelaine)
...radouber ses mitaines, et pendant tout ce temps les ave n'avancèrent que lentement, par à-coups, comme une procession que des obstacles sacrilèges arrêtent. Mais quand le soir fut venu, toute la besogne du jour achevée, et qu'elle put retourner à sa chaise près de la fenêtre loin de la faible lumière de la lampe, dans l'ombre solennelle, en face des champs parquetés d'un blanc glacial, elle reprit...
Citation n°5 de Paul VIDAL DE LA BLACHE (Principes de géographie humaine)
...que les artisans qui avaient su accoupler ensemble de grandes pirogues, longues parfois de 30 mètres, assez étroitement reliées pour manoeuvrer ensemble, n'avaient eu pour accomplir cette difficile besogne d'autres matériaux, en dehors du bois, que des filaments végétaux et des gommes, ni d'autres instruments que la coquille ou la pierre, cette admiration ne peut que redoubler. iv. -le monde des...
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