Condamné (part. passé)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
(m ne se prononce pas)
XVI e siècle. Participe passé substantivé de condamner. . Personne qui a été l'objet d'une condamnation en justice. Un
Dictionnaire d'Emile Littré
| Part. Passé |
1 Qui a subi une condamnation. La partie condamnée. Un criminel condamné à la peine capitale.
FONTEN.: « Il est certain qu'il y a des démons, des génies malfaisants et condamnés à des tourments éternels ; la religion nous l'apprend »
Substantivement. Un condamné, une condamnée, ne se dit qu'en matière criminelle. Le dernier jour d'un condamné, titre d'un livre de V. Hugo.
Fig.
RAC.: « Qu'elle puisse à nous voir n'être plus condamnée »
2 Blâmé. Conduite condamnée par tout le monde. Homme condamné même par ses amis.
RAC.: « Quel crime a donc commis ce fils tant condamné ? »
RAC.: « Ô ciel ! si notre amour est condamné de toi »
BOURD.: « C'est une erreur condamnée de dire que le prêtre ne peut ni ne doit point absoudre le pénitent, à moins que celui-ci n'ait pleinement satisfait à toutes les oeuvres qui lui ont été ordonnées »
3 Un malade condamné par son médecin, un malade duquel le médecin pense que la maladie est mortelle.
4 Porte, fenêtre condamnée, porte, fenêtre qu'on a bouchée et qui ne s'ouvre plus.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
Il se dit substantivement, en Matière criminelle, de Celui contre lequel une peine afflictive ou infamante a été prononcée. "Le
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