Coterie (nom féminin)
Définitions de Coterie disponibles :Définition de l’Académie Française (édition de 1986) pour le mot « coterie ».
Signification éditée par l’Académie Française, année 1932.
Définition de « coterie » issue du Littré (Auteur Emile Littré, édité en 1876).
Ancienne signification issue du dico de l’Académie Française, parue en 1835.
Ancienne signification éditée en 1798 pour le terme « coterie » par l’Académie Française.
Ancienne définition de l’Académie Française (édition de 1762) pour le mot « coterie ».
Définition de Mr Jean-François Féraud (édition de 1788) pour le terme « coterie ».
Ancienne définition académique pour le terme « coterie » (parue en 1694).
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Nom féminin |
XVI e siècle. Dérivé de cotier, « relatif à un bien chargé d'une redevance roturière », lui-même dérivé de l'ancien français * cote, « cabane » . Groupe de personnes étroitement solidaires se soutenant mutuellement au détriment des autres. La cour était divisée en cent coteries. Se tenir à l'écart des coteries. Une coterie littéraire, politique.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom féminin |
Société de personnes qui favorisent ceux qui font partie de leur groupe et cabalent contre ceux qui sont en dehors de ce groupe. "Toute la ville était partagée en coteries animées les unes contre les autres. Langage, opinion de coterie. Coterie littéraire, politique."
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. féminin |
1 Mot ancien, qui signifiait un certain nombre de paysans, unis ensemble pour tenir les terres d'un seigneur.
2 Aujourd'hui, compagnie de personnes qui vivent entre elles familièrement, ou qui cabalent dans un intérêt commun.
HAMILT.: « Cela l'avait rendu si cher dans toutes leurs coteries, que.... »
LA BRUY.: « Deux années ne passent point sur une même coterie ; il y a toujours, dès la première année, des semences de division, pour rompre dans celle qui doit suivre »
J. J. ROUSS.: « On n'a qu'à s'informer de leurs sociétés, de leurs coteries »
P. L. COUR.: « Ce qui m'empêchait de vous écrire, c'étaient les coteries [clubs] auxquelles je me trouve livré aujourd'hui »
P. L. COUR.: « Qui diantre me poussait à vouloir être de l'Académie, moi qui m'étais moqué quarante ans des coteries littéraires ? »
BÉRANG.: « Voltaire et sa coterie Sont à l'index en Barbarie »
DELILLE: « Là, chaque coterie a ses arrangements ; Chacun y fait emplette et d'amis et d'amants »
HISTORIQUE
XIVème siècle
DU CANGE: « Trente six mencaudées de terre tenues en coterie du seigneur de Falesque »
XVème siècle
DU CANGE: « Comme Robin de Chaumont escuier tenist en fief et coterie certaines terres de Jehan de Gouy.... »
BOUTEILLER: « Tenir en cotterie par l'usage de coustume localle, si est tenir toutes terres en possession de main ferme, c'est à dire qui n'est tenu en fief que rurallement, on appelle entre les coustumiers terre vilaine, et ne doit hommage, service, ost ne chevauchée, fors la rente au seigneur aux termes accoustumez et à la mort double rente en plusieurs lieux »
XVIème siècle
LOYSEL: « En vilainie, cotterie [biens tenus à cens cottier ou sur cens] ou roture, n'y a bail [il n'y a pas de gardien ou baillistre des héritages] »
ÉTYMOLOGIE
Bas-latin, coteria, société de villageois réunis pour tenir d'un seigneur quelque héritage, de cota, cabane (voy. COTTAGE). Diez, à tort, le tire de cote, quote-part.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE COTERIE. Ajoutez :
3 Société d'ouvriers, espèce de compagnonnage.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. féminin |
Compagnie, société de personnes qui vivent entre elles familièrement. Il se dit particulièrement Des compagnies de ce genre où l'on cabale pour mettre une personne, une chose en crédit, ou au contraire pour la décréditer. "Toute la ville était partagée en coteries animées les unes contre les autres. Langage, opinion de coterie. Coterie littéraire. Coterie politique. Tels et tels sont de même coterie. Faire coterie avec quelqu'un." Il ne s'emploie que par dénigrement.
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Subst. féminin |
Espèce de société, de compagnie. Il se dit particulièrement dans le style familier, De certaines compagnies de quartier, de famille, de parties de plaisir, etc. Tels et tels sont de même coterie. Faire coterie >vec >uelqu'un.
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Subst. féminin |
Espèce de société, de compagnie. Il se dit particulièrement dans le style familier, de certaines compagnies de quartier, de famille, de parties de plaisir, &c. "Tels & tels sont de même coterie. Faire coterie avec quelqu'un."
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. féminin |
[2e et dern. "e" muet; 3e lon.] Compagnie des gens du quartier, de la famille ou de parties de plaisir, etc. "Faire coterie avec" quelqu'un: 'Ils sont de même "coterie": il ne va pas dans le monde: il s'en tient à quelques "coteries" peu bruyantes.
- Suivant l'Auteur des "Réflexions", ce mot n'est bon que dans le style familier. "Société" est plus noble,et se dit d'une compagnie d'honêtes gens.
- "Coterie" vient aparemment de ce que dans ces sociétés chacun y fournit sa quote part.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Subst. féminin |
Espece de societé, compagnie. Il se dit particulierement dans le stile familier, de Certaines compagnies de quartier, de famille, de parties, de plaisirs, &c. "Tel & tel est de sa coterie".
Synonymes les plus fréquemment utilisés:
ligue, cabale, parti, groupement, clan, secte, groupe, groupuscule, église, religion, cercle, chapelle, caste, bande, clique, péj, mafia, association, compagnie, équipe, société,
Emplacement dans le dictionnaire :
| cote côté côte côte à côte côte-rôtie coteau côtelé | côtelette coter coterie cothurne côtier côtière cotique blanc | cotisation cotiser coton cotonnade cotonnant cotonné cotonner |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Ernest RENAN (Souvenirs d'enfance et de jeunesse)...au fond ils s'engagent. C'est là l'illusion des catholiques laïques qui se disent libéraux. Ne sachant ni théologie ni exégèse, ils font de l'accession au christianisme une simple adhésion à une coterie. Ils en prennent et ils en laissent ; ils admettent tel dogme, repoussent tel autre, et s'indignent après cela quand on leur dit qu'ils ne sont pas de vrais catholiques. Quelqu'un qui a fait de la...
Citation n°2 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)
...autrefois si facile, si bien imaginé, si suavement conçu, reflet si pur des instincts moraux de l'humanité, devient timide, mesquin, parfois immoral, surnaturel au petit pied, miracles de coterie et de confréries, etc. Tout se resserre et se rapetisse ; les pratiques perdent leur sens et se matérialisent ; la prière devient un mécanisme, le culte une cérémonie, les formules une sorte de...
Citation n°3 de Félicité-Robert de LAMENNAIS (De la Religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil : 1re partie)
...ce n'est plus qu'une foiblesse, un travers ; et ainsi peu à peu s'éteint dans les âmes le sentiment de l'ordre et l'amour du devoir. Si la disposition à excuser tout en faveur des liens de parti, de coterie, ou d'opinion, déprave insensiblement la conscience, la dangereuse manie de chercher dans le passé des analogies chimériques avec le présent égare et fausse l'esprit. Ce qui est ne ressemble à rien...
Citation n°4 de Charles BONSTETTEN (L'Homme du Midi et l'homme du Nord ou l'influence du climat)
...on le verroit peut-être retourner sur le terrain de l'imagination, et adopter de rechef des dogmes que le développement de l'esprit avoit fait rejeter. Chapitre v. opinion, modes, coutumes, et coterie. dans les pays où les passions dominent, l'opinion de coterie et de société est presque sans empire. Chacun se trouvant employé pour soi-même, n'a pas le temps de s'occuper de l'opinion d'autrui. De...
Citation n°5 de Charles BONSTETTEN (L'Homme du Midi et l'homme du Nord ou l'influence du climat)
...républicain. Il y a dans la théorie des sentiments un phénomène qu'on n'a peut-être pas développé encore. Dans toute société composée des mêmes personnes (comme, par exemple, ce qu'on appelle coterie), il se forme une opinion centrale, qui peu à peu domine cette société. Comme il y a un singulier plaisir à tenir ses sentiments à l'unisson de ceux des hommes avec qui on vit, il en résulte que,...
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