Couverture (nom féminin, subst. féminin)

Définitions de Couverture disponibles :

Signification éditée par l’Académie Française, année 1986.
Signification du terme « couverture », parution de 1932, dictionnaire académique Français.
Signification éditée en 1876 pour le terme « couverture » par Emile Littré.
1ère ancienne signification parue en 1835 dans dictionnaire de l’Académie Française.
Deuxième ancienne signification développée en 1835 par l’académie Française (ACAD - 1835).
3ième ancienne définition développée dans dictionnaire académique, 1835.
4ième ancienne signification issue du dico de l’Académie Française, parue en 1835.
Cinquième ancienne définition académique pour le terme « couverture » (parue en 1835).
1ère ancienne définition « couverture » du dictionnaire académique Français, parution de l’année 1798.
2ième ancienne signification éditée par l’Académie Française, année 1798.
Troisième ancienne signification éditée par l’Académie Française, année 1798.
Quatrième ancienne signification parue en 1798 dans dictionnaire de l’Académie Française.
Première ancienne définition de l’Académie Française (édition de 1762) pour le mot « couverture ».
2ième ancienne signification éditée par l’Académie Française, année 1762.
Troisième ancienne signification issue du dico de l’Académie Française, parue en 1762.
4ième ancienne signification du terme « couverture », parution de 1762, dictionnaire académique Français.


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom féminin 

XII e siècle, aussi au sens de « toit ». Dérivé de couvrir.

I. Ce qui sert à couvrir, à protéger.
1. Ensemble formé par la charpente d'une maison et ce qui la recouvre. Une couverture de chaume, de tuiles, d'ardoises. Refaire la couverture d'une maison.
2. Grande pièce d'étoffe servant à protéger du froid. Jeter une couverture sur ses jambes. S'enrouler dans une couverture. Une couverture de voyage. Une couverture de cheval, de mulet, dont on couvre l'animal au repos. Couverture de lit ou, ellipt., couverture, que l'on dispose par-dessus le drap. Une couverture de laine, de coton, de mohair, de piqué. Une couverture légère, épaisse, chaude. Couverture chauffante, qui est chauffée par une résistance électrique. Expr. Faire la couverture, replier en triangle le haut du drap et de la couverture pour qu'on puisse entrer dans le lit plus facilement. Fam. Se mettre sous les couvertures, se coucher. Fig. et fam. Tirer la couverture à soi, prendre plus que sa part, chercher à s'attribuer tout le profit, tout le mérite d'une entreprise commune.
3. Ce qui protège et maintient ensemble les feuillets d'un livre, d'un cahier. Une couverture rigide, souple. Une couverture cartonnée, entoilée. Une couverture de basane, de vélin, de veau, de chagrin, de maroquin. Les noms de l'auteur et de l'éditeur figurent généralement sur la couverture de l'ouvrage. Par ext. La couverture d'un journal illustré. Par anal. Enveloppe mobile de papier, de cuir, de matière plastique, de carton léger, etc., dont on couvre un livre que l'on consulte souvent. Mettre une couverture à des livres de classe, à un dictionnaire, à ses cahiers.
4. Couche de paille, de feuilles, de fumier, ou feuille de matière plastique, dont on recouvre les semis ou le pied des arbres pour les protéger du froid en hiver et de la sècheresse en été.

Couverture végétale, ensemble de végétaux recouvrant le sol
Couverture vivante, constituée par les plantes herbacées. Couverture morte, ensemble des débris végétaux et organiques contribuant à la formation de l'humus.
5. Chocolat utilisé pour enrober certains bonbons.
6. Au pluriel. Chez l'oiseau, plumes courtes recouvrant à leur base les pennes des ailes et de la queue.

II. Action de protéger, de garantir ; résultat de cette action.
1. Protection d'un territoire par un ensemble de dispositifs destinés à répondre rapidement à une agression éventuelle. La couverture générale du territoire. Troupes de couverture, troupes qui sont placées à la frontière d'un pays pour la garder en cas d'attaque imprévue. Assurer la couverture aérienne d'une opération.
2. . . Garantie donnée pour assurer la bonne fin d'une opération financière ou commerciale. Ce client doit beaucoup d'argent, mais sa banque lui assure une bonne couverture. La couverture d'une lettre de change. Spécialt. Ensemble des réserves servant de garantie à l'émission de billets de banque. Une monnaie qui a une couverture insuffisante.
3. Fig. et souvent péj. Ce qui sert à cacher, à dissimuler. Son commerce n'est qu'une couverture pour un trafic de contrebande, pour une activité d'espionnage. Sous couverture d'amitié, il vous a trahi.

III. Le fait de couvrir un besoin, de répondre à une demande, de satisfaire une exigence. La production locale assure la couverture des besoins alimentaires de la population. Couverture sociale, ensemble des prestations prévues et accordées par la législation sociale. Taux de couverture, proportion dans laquelle un besoin, un service est rempli. Spécialt. Cet émetteur assure la couverture de la région, permet d'y recevoir les signaux, les programmes des stations de radio ou de télévision.


Le fait d'assurer la relation d'un évènement déterminé. La couverture d'une conférence internationale, d'une rencontre sportive, par un correspondant permanent, par un envoyé spécial. Avoir l'exclusivité de la couverture.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Ce qui sert à couvrir quelque chose. "La couverture d'une maison," La charpente et les tuiles ou ardoises qui la couvrent. Par extension, "Couverture de cheval, de mulet," Qui sert à couvrir un cheval ou un mulet après une course. "Couverture de voyage," Qui sert à garantir du froid en chemin de fer, en voiture, en automobile. "Couverture de lit" ou simplement "Couverture," Celle que l'on met sur le drap. "Couverture de laine, de soie. Couverture de coton."
"Faire la couverture," Replier le drap et la couverture d'un lit pour qu'on y puisse entrer plus facilement.
Fig. et fam., "Tirer la couverture à soi, de son côté," Prendre plus que sa part, chercher dans une affaire à s'emparer de profits, d'avantages qu'on doit partager avec d'autres.
Fig., "Troupes de couverture," Troupes qui sont placées à la frontière d'un pays pour la garder en cas d'attaque imprévue.
Il se dit aussi d'une Enveloppe ou reliure mobile où l'on introduit un livre broché pour le protéger quand on le lit. "Couverture de vélin, de veau, de basane, de maroquin, de chagrin."
Il signifie au figuré Ce qui sert à cacher, à dissimuler. "Sous couverture d'amitié. L'intérêt public sert de couverture à bien des trafics."
Il se dit, en termes de Banque et de Commerce, d'une Garantie donnée pour assurer un paiement. "Ce négociant me doit beaucoup, mais j'ai une bonne couverture. J'ai tiré sur vous une lettre de change, acceptez-la ; je vous en enverrai la couverture avant l'échéance," Je vous ferai passer les fonds avant l'échéance.
Il se dit, en termes de Bourse, d'un Dépôt de titres ou d'espèces, que l'agent de change exige du client qui donne des ordres pour des marchés à terme.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Toile, drap, étoffe quelconque qu'on étend ou qu'on dresse sur une chose pour la couvrir. Couverture de canapé.
THIERS: « Les capuchons sont les plus anciennes couvertures de tête que les ecclésiastiques aient portées à l'église »

 2   Papier, peau, etc. qui sert à couvrir un livre. La couverture d'un livre. Une riche couverture.
    On dit plutôt reliure, quand la couverture est en peau.

 3   Absolument, la couverture d'un lit. Une couverture de laine.
HAMILT.: « Il mit la tête sous les couvertures »
FONTEN.: « De peur que son père ne découvrît par la lumière qui était dans sa chambre toutes les nuits, qu'il les passait à travailler, il étendait devant sa fenêtre les couvertures de son lit qui ne lui servaient plus qu'à cacher qu'il ne dormait pas »
ROLLIN: « Des domestiques qui étaient entrés dans sa chambre lui jetèrent des couvertures sur la tête et l'étouffèrent [Démétrius] »
    Faire la couverture, replier le drap et la couverture et préparer le lit de façon à ce qu'il n'y ait plus qu'à se glisser dedans.
    Mettre un homme dans la couverture, le berner ; et fig. se moquer de lui.
VOIT.: « Je fus berné vendredi après dîné.... j'eus beau crier et me défendre ; la couverture fut apportée, et quatre des plus forts hommes du monde furent choisis pour cela »
VOIT.: « Une des choses qui m'effrayait le plus était que, lorsque j'étais bien haut et que je regardais en bas, la couverture me paraissait si petite, qu'il me semblait impossible que je retombasse dedans »
    Fig. Tirer la couverture à soi, de son côté, se faire sa part plus grosse qu'il ne serait juste.

 4   Pièce d'étoffe en fil ou en laine, plus ou moins ornée, et attachée par un surfaix sur le corps des animaux et surtout des chevaux, pour les protéger contre le froid, la malpropreté, les insectes.

 5   Terme de jardinage. Objet mauvais conducteur du calorique, employé par les jardiniers pour protéger les semis ou plantes contre le froid ou les rayons du soleil, et qui est fait de paille de litière, de feuilles, de branches sèches, de paillassons, de caisses en bois, de cloches.

 6   Ce qui forme la surface extérieure d'un toit. Couverture en tuile, en chaume, etc.

 7   Le droit, en Espagne, de se couvrir devant le souverain, droit dont l'octroi est l'objet d'une certaine solennité. D'abord le nouveau grand ou celui qui succède à un autre, car cela est pareil pour la couverture, visite tous les grands ; j'y menai mon fils ; ensuite il en choisit un pour être son parrain.
SAINT-SIMON: « .... Je remarquai la bonté du roi, qui, en peine que mon fils manquât à se couvrir à temps, lui fit deux fois signe de le faire comme il se relevait de son inclination après le cobrios [couvrez-vous] ; il obéit, et s'étant couvert, il fit, comme c'est l'usage, un remercîment au roi de demi-quart d'heure, pendant lequel il mit quelquefois la main au chapeau et le souleva deux fois, à une desquelles le roi mit la main au sien »
SAINT-SIMON: « La couverture de mon second fils se fit le 1er février, jour pour jour, précisément quatre vingt-sept ans depuis la réception de mon père au parlement, comme duc et pair de France »

 8   Fig. Prétexte, masque, faux-semblant. Des excuses de mal faire et des couvertures de crimes.
RÉGNIER: « Puis outre le saint voeu qui sert de couverture.... »
TRISTAN: « L'étroite parenté leur sert de couverture »
PATRU: « C'est pour servir de prétexte et de couverture à l'avarice et à l'ingratitude »
BOSSUET: « Il paraît que tout ce qu'il [Henri VIII] publia sur l'embarras de sa succession ne fut qu'une couverture, tant de ses nouvelles amours que du dégoût qu'il avait conçu de la reine sa femme »
BOSSUET: « Il fallait trouver quelque couverture à un défaut si visible »
SAINT-SIMON: « M. le Prince, sensible à la gloire d'une couronne pour un gendre qu'il estimait, cachait sous cette couverture la joie du repos de sa famille »

 9   Terme de banque et de commerce. Provisions, cautions données pour assurer un payement. Ce négociant me doit beaucoup, mais j'ai de bonnes couvertures
    Terme de bourse. Dépôt de titres ou d'espèces exigé souvent du client par l'intermédiaire pour diminuer les risques que ce dernier a à courir dans la conclusion des marchés à terme.

 10   Morceau de gros acier forgé recouvrant un morceau d'acier fin.
    Plaque d'une serrure.
    Planches inclinées pour garantir de la pluie des piles de bois.

 11   S. f. plur. Plumes recouvrant le dessus et le dessous des pennes des ailes et de la queue des oiseaux.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Liber psalm. p. 20: E [tu] dunas à mei la coverture de la tue salut, e la tue destre receut mei
     Couci, p. 126: À ma dolor n'a mestier couverture ; Si souspris sui, que je ne sai que faire
     Job, 446: Por ce ke il puist ferir et ocire les devotes pensées, s'atapist il desor la covreture de dolor
     Raoul de C. 60: Fiert soi [le feu] es tours, et el maistre clochier ; Les covretures covint jus trebuchier
    XIIIème siècle
     Berte, LXXXIX: Toute la couverture [du lit] à ses deus mains [elle] saisi
     Fl. et Bl. 1187: La covreture de la sele Ert d'un brun paile de Castele
    XVème siècle
FROISS.: « Et le bourgeois qui trahit les avoit, se mit à fuire par couverture avec eux [afin de couvrir sa trahison] »
     Lancelot du lac, t. III, f° 116: Je vous vouldroye prier que vous me prestissiez ung de ces escus à porter à ceste assemblée et les couvertures [cottes] et tout l'autre habillement
     Perceforest, t. V, f° 33: Sire chevalier, que povez vous avoir de ainsi seigner ? Certes, dit Nero par couverture [feinte], c'est pour la douleur de ma playe qui se est reprinse à seigner
    XVIème siècle
MONT.: « Les femmes saisissent à deux mains toute couverture de contraster à leurs maris »
LANOUE: « L'harquebuserie sans couverture se renverse aisement »
DESPER.: « Les nappes, les couvertures du lit, il vendoit tout cela »
AMYOT: « Elle leur monstra un flambeau ardent de dessus un figuier sauvage, en estendant derriere quelques tapis et couvertures »
AMYOT: « Des couvertures de licts »
AMYOT: « Ses faultes n'ont aucune couverture ne couleur honneste »
AMYOT: « Il ordonna que les couvertures des maisons se feissent avec la cognée, et les huisseries avec la sie seulement »
PASQUIER: « Leur commune voix [des chirurgiens] est que ce fut le roy St Louys, le tirant en couverture [preuve] de l'appointé qui fut fait entre maistre François Fromond et Robert de Langres, chirurgiens du roy jurez du chastelet d'une part, et maistre François de Troyes prevost d'autre »

ÉTYMOLOGIE
    Couvert 1 ; bourguig. couvature ; rouchi, couverto ; wallon, cofeteu ; provenç. coopertura, cubertura ; catal. cubertora ; espagn. cobertura ; ital. copritura. L'ancien français avait aussi covertor, covertur, couvretoir, qui étaient masculins et venaient de coopertorium. Fort sont li lac [liens] et grant li couvertour, Ce n'est pas gas, Enquelz cil est ki aime par amours, Poésies mss. avant 1300, t. I, f° 63, dans LACURNE.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Ce qui sert à couvrir quelque chose. Il se dit ordinairement de La toile, du drap, d'une étoffe quelconque, avec lesquels on couvre, on enveloppe certaines choses. "Couverture de fourgon. Couverture de charrette, de chariot, etc. Couverture de mulet. Couverture de chevaux. Couverture de lit. Couverture de fauteuil, de canapé."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



quand il est dit absolument, s'entend d'Une couverture de lit. "Couverture fine. Couverture double. Couverture de laine, de soie. Couverture de coton. Couverture piquée; etc. Remettre la couverture. Il est mauvais coucheur, il tire toute la couverture à lui, les draps et la couverture. On l'a berné dans une couverture."
"Faire la couverture," Replier le drap et la couverture après que le lit est fait, pour qu'on y puisse entrer plus facilement.
Fig. et fam., "Tirer la couverture à soi, de son côté," Prendre plus que sa part, chercher dans une affaire à s'emparer de profits, d'avantages qu'on doit partager avec d'autres.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi Du papier, de la peau, etc., qui sert à couvrir un livre. "La couverture d'un livre. Couverture imprimée. Couverture de vélin, de veau, de basane, de maroquin, de chagrin. Couverture dorée. Riche couverture. Il n'a jamais vu ce livre que par la couverture." Quand la couverture d'un livre est de peau, on dit plus ordinairement, "Reliure."
Il se dit encore de Ce qui forme la surface extérieure d'un toit. "La couverture d'une maison. La couverture est placée sur le comble. La couverture est de chaume, de tuile, d'ardoise, de plomb, etc. Abattre la couverture. Travailler à la couverture. Relever, réparer la couverture."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie figurément, Prétexte. "Sous couverture d'amitié. Il cherche une couverture à son crime. Quelle couverture peut-il donner à cette méchanceté? L'hypocrisie sert de couverture à bien des crimes." Ce sens est peu usité.



5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en termes de Banque et de Commerce, Garantie donnée pour assurer un payement. "Ce négociant me doit beaucoup, mais j'ai de bonnes couvertures. J'ai tiré sur vous une lettre de change, acceptez-la; je vous en enverrai la couverture, la provision, avant l'échéance," Je vous ferai passer les fonds avant l'échéance.



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)



COUVERTURE, s. fém. se dit De certaines choses qui servent à en couvrir d'autres. "Couverture d'une maison. La couverture étoit de chaume, de tuile, d'ardoise, de plomb, etc. Abattre la couverture. Travailler à la couverture. Relever la couverture".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Couverture, quand il est dit absolument, s'entend d'Une couverture de lit. "Couverture fine. Couverture double. Couverture de laine, de soie. Couverture de coton. Couverture de la Chine. Couverture piquée, etc. Remettre la couverture. Il est mauvais coucheur, il tire toute la couverture à lui, les draps et la couverture. On l'a berné dans une couverture".
On dit, "Faire la couverture," pour dire, Après que le lit est fait, replier le drap et la couverture pour se coucher.



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Couverture "de mulet, couverture de fourgon, couverture de charrette, de chariot, " C'est une pièce de drap, de toile, de tapisserie, ou autre chose que l'on met sur le mulet, sur la charrette, etc. pour les couvrir. "Les armes d'un tel sont sur la couverture de ses mulets. Couverture de chevaux".
On dit aussi: "Couverture de chaises, de siéges. Couverture d'un livre. Couverture de vélin, de veau, de basane, de maroquin, de chagrin. Couverture dorée. Riche couverture. Il n'a jamais vu ce livre que par la couverture".



4ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Couverture, signifie figurément Prétexte. "Sous couverture d'amitié. Il cherche une couverture à son crime. Quelle couverture peut-il donner à cette méchanceté? L'hypocrisie sert de couverture à bien des crimes".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Se dit de certaines choses qui servent à en couvrir d'autres. "Couverture d'une maison. La couverture étoit de chaume, de tuile, d'ardoise, de plomb, &c. Abattre la couverture. Travailler à la couverture. Relever la couverture."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



quand il est dit absolument, s'entend d'une couverture de lit. "Couverture fine. Couverture double. Couverture de laine, de soie. Couverture de coton. Couverture de la Chine. Couverture piquée, &c. Remettre la couverture. Il est mauvais coucheur, il tire toute la couverture à lui, les draps & la couverture. On l'a berné dans une couverture."
On dit, "Faire la couverture," pour dire, Après que le lit est fait, replier le drap & la couverture pour se coucher.



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



"de mulet, couverture de fourgon, couverture de charrette, de chariot," C'est une pièce de drap, de toile, de tapisserie, ou autre chose que l'on met sur le mulet, sur la charrette, &c. pour les couvrir. "Les armes d'un tel sont sur la couverture de ses mulets. Couverture de chevaux."
On dit aussi, "Couverture de chaises, de siéges. Couverture d'un livre. Couverture de vélin, de veau, de basane, de maroquin, de chagrin. Couverture dorée. Riche couverture. Il n'a jamais vu ce livre que par la couverture."



4ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie figurément Prétexte. "Sous couverture d'amitié. Il cherche une couverture à son crime. Quelle couverture peut-il donner à cette méchanceté? L'hypocrisie sert de couverture à bien des crimes."





Synonymes les plus fréquemment utilisés:


édredon, plaid, couvrante [fam], capote, dessus, liseuse, masque, prétexte, caution, provision,



Emplacement dans le dictionnaire :

couvé
couvée
couvent
couver
couvercle
couvert
couverte
couvertement
couvertûre
couverture
couverturier
couvet
couveûse
couveuse
couvoir
couvrant
couvre-chef
coûvre-chef
couvre-face
couvre-feu
couvre-giberne




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Paul VIDAL DE LA BLACHE (Principes de géographie humaine)
...même pas à quelles lois obéissent les migrations de poissons qui font l'objet ordinaire de nos pêcheries. Nous ne connaissons pas leur biologie. Presque tout nous échappe au-dessous de la mince couverture où notre présence laisse un fugitif sillon. Presque tout, même dans ce qui touche les occupations et les industries les plus anciennes de la mer, devient aussitôt mystère en dehors de ce que perçoit...
Citation n°2 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)
...cimetière mouillé par l'averse, tandis que les gouttières des toits versent dans la rue des trombes clapotantes, et que la houlée des vents se déchaîne, furieuse. Alors les morts ont froid sous leur couverture de terre humide, et les pluies qui s'infiltrent vont glacer leurs ossements, et ils ont froid aussi sous la neige ; mais par les soirs d'été, pleins de clartés et d'odeurs, alors que le mirage de la...
Citation n°3 de Paul ADAM (L'Enfant d'Austerlitz)
...fut la vie de collège. Les pères n'usaient pas d'indulgence. Ils portaient des calottes noires hexagonales et surmontées de houppes ; cela se repliait en la forme d'un carnet et se glissait sous la couverture d'un bréviaire, quand ils entraient à la chapelle : et, de même que leurs coiffures, ils repliaient alors leurs physionomies et leurs caractères. Abîmés dans les oraisons, ils ressemblaient aux...
Citation n°4 de Joris-Karl HUYSMANS (À rebours)
...coiffa d'un petit melon, s'enveloppa d'un mac-farlane bleu-lin et, suivi du domestique qui pliait sous le poids d'une malle, d'une valise à soufflets, d'un sac de nuit, d'un carton à chapeau, d'une couverture de voyage renfermant des parapluies et des cannes, il gagna la gare. Là, il déclara au domestique qu'il ne pouvait fixer la date de son retour, qu'il reviendrait dans un an, dans un mois, dans une...
Citation n°5 de Albert SAMAIN (Le Chariot d'or)
...closes, laisse à travers le lit traîner ses bras de roses. D'un fin poudroiement d'or ses cheveux l'ont nimbé ; un peu de moiteur perle à son beau front bombé, ses pieds ont repoussé les draps, la couverture, et, libre maintenant, nu jusqu'à la ceinture, il laisse voir, ainsi qu'un lys éblouissant, la pure nudité de sa chair d'innocent. Le père le contemple, ému jusqu'aux entrailles... la veilleuse...


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