Dépeindre (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
(se conjugue comme Atteindre ). XIII e siècle. Emprunté du latin depingere, « représenter en peinture ;
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Décrire et représenter par le discours. "Il dépeint les choses si vivement, qu'on croit les voir. On m'a bien dépeint le personnage. Dépeindre le caractère d'un homme."
Dictionnaire d'Emile Littré
1 Peindre d'une manière distincte. Dépeindre des devises sur un pavois.
Sens propre à peine usité aujourd'hui.
2 Représenter par le discours d'une manière assez vive pour qu'on puisse le comparer à une peinture.
SAINT-ÉVREMOND: « Les poëtes tragiques anciens ont beaucoup mieux réussi à exprimer les qualités des héros qu'à dépeindre la magnificence des grands rois »
PASC.: « Comme les femmes ont un empire absolu sur l'esprit des hommes, elles y dépeignent ou les parties des beautés qu'elles ont ou celles qu'elles estiment »
PASC.: « Les poëtes n'ont pas raison de nous dépeindre l'amour comme un aveugle »
SÉV.: « On nous dépeint ici M. de Marseille, l'épée à la main, aux côtés du roi de Pologne, ayant eu deux chevaux tués sous lui, et donnant la chasse aux Tartares comme l'archevêque Turpin la donnait aux Sarrasins »
BOILEAU: « Si je veux d'un galant dépeindre la figure »
BOILEAU: « S'il rencontre un palais, il m'en dépeint la face »
RAC.: « Et ces mêmes fureurs que vous me dépeignez »
RAC.: « Quand tu me dépeignais ce héros intrépide »
3 Se dépeindre, v. réfl. Faire par le discours son propre portrait. Byron s'est dépeint en ses poëmes.
Être dépeint. Cela ne saurait se dépeindre.
HISTORIQUE
XVIème siècle
AMYOT: « Là où il [Xénophon] a avec un gentil pinceau depeint de naïfves couleurs, soubs le nom de Cyrus, quel seroit un roy s'il s'en trouvoit au monde de parfait »
CASTELNAU: « De grands pavois, où estoient depeintes les devises de chaque combatant »
ÉTYMOLOGIE
Bourguig. dépoindre ; provenç. depenher, despenher ; ital. dipingere ; du latin depingere, de la préposition de, et pingere, peindre (voy. PEINDRE).
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Décrire et représenter par le discours. "Il dépeint les choses si vivement, qu'on croit les voir, qu'il semble qu'on les voie. On m'a bien dépeint le personnage. Dépeindre le caractère d'un homme. Dépeindre la vertu avec tous ses charmes, le vice avec tout ce qu'il a de hideux."
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Décrire & représenter par le discours. "Il dépeint les choses si vivement, qu'il semble qu'on les voie, qu'on croit les voir. Dépeindre le caractère d'un homme. Dépeindre une action si vivement, qu'il semble qu'on la voit. Dépeindre la vertu avec tous ses charmes. Dépeindre le vice avec toutes ses horreurs."
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Verbe |
[1re "é" fer. 2e lon. 3e "e" muet; "dé-pein-dre".] Décrire et représenter par le discours. "Dépeindre une" action si vivement, qu'il semble qu'on la voie. "Dépeindre le" caractère d'un homme. "Dépeindre la" vertu avec tous ses charmes, "le" vice avec toutes ses horreurs.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Verbe |
Descrire & representer vivement quelque chose par le discours. "Il dépeint cette bataille, cette action, cet assassinat si vivement, qu'on croit les voir. il dépeint si bien la terreur de cette armée, &c".
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