Divinité (nom féminin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom féminin 

XII e siècle. Emprunté du latin classique divinitas, -atis, « nature divine, être divin » ; « excellence, perfection », et, en latin chrétien, « Dieu ».
1. Nature, essence divine. La de Jésus-Christ.
2. Dans les religions monothéistes, Dieu ; dans les religions polythéistes, être divin. Honorer la . Les s des eaux, des forêts.
3. Objet d'adoration. Son unique était l'argent.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Essence divine, nature divine. "La du Verbe."
Il se prend aussi pour Dieu même. "Honorer la Divinité. Nier la Divinité, ne point reconnaître la Divinité, c'est abjurer toute raison."
Il se dit également des Dieux et des déesses du polythéisme. "Les s fabuleuses. Les s des eaux. La du lieu. Les s des forêts. Les s du Styx. Les s allégoriques."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Qualité de ce qui est divin.
BALZ.: « Les oracles deviennent galimatias par la mauvaise disposition de l'organe qui les rend ; ils perdent l'opinion de leur première divinité, et n'acquièrent point les grâces de l'éloquence humaine »
    Divinité de Jésus-Christ, nature divine par laquelle il est une des personnes de la Trinité et qui avait été niée par les Ariens.
FLÉCH.: « Arius et ses partisans y furent appelés [au concile] ; on les ouït, on les convainquit, on les condamna ; la divinité de Jésus-Christ fut reconnue »

 2   Par la métonymie du concret pour l'abstrait, l'être divin lui-même, dieu ou déesse. Les divinités du Styx. Sombres divinités, les dieux infernaux. Divinité favorable. Divinité terrible.
MASS.: « Avant qu'un culte impie se fût taillé des divinités de bois »
ROLLIN: « On peut réduire à trois points et à trois questions principales les sentiments des anciens philosophes sur la divinité : 1° si la divinité existe ; 2° quelle est sa nature ; 3° si elle préside au gouvernement du monde et si elle prend soin des affaires du genre humain »
BOILEAU: « [Dans le poëme épique] Chaque vertu devient une divinité »

 3   Par antonomase, le vrai Dieu.
BOSSUET: « Il semble que ce sentiment [de la toute-puissance de Dieu] n'est pas moins gravé dans l'esprit des hommes que celui de leur liberté, puisqu'ils comprennent, dans les voeux qu'ils font et dans les actions de grâces qu'ils rendent à la divinité, plusieurs choses qui ne leur arrivent que par leur liberté ou celle des autres »
RAC.: « Du séjour bienheureux de la divinité »
DELAV.: « Un envoyé de la divinité Eût semblé moins terrible au peuple épouvanté »

 4   Par extension, ce qu'on adore, ou qu'on est censé adorer.
CORN.: « Je jure donc par vous, ô pitoyable reste, Ma divinité seule après ce coup funeste.... »
LA FONT.: « Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux ; Ces deux divinités n'accordent à nos voeux Que des biens peu certains, des plaisirs peu tranquilles »
BERNIS.: « Une divinité volage [la mode] Nous anime et nous conduit tous »

 5   Fig. Femme très belle. C'est une divinité.
MOL.: « Sachez que je m'impute à trop de lâcheté D'entendre mal parler de ma divinité [la femme que j'adore] »

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     la Rose, 11496: Ainsinc preeschier le soloient Jadis par Paris la cité Li mestre de divinité [théologie]
    XIVème siècle
DU CANGE: « Si seront 20 escolier enfant en gramaire et 30 en logique et en philosophie et 20 en theologie ou en divinité »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. divinitat ; espagn. divinidad ; ital. divinità ; du latin divinitatem, de divinus, divin. Dans l'ancien français ce mot signifie théologie, d'où l'anglais divinity, qui a ce sens.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Essence divine, nature divine. "La du Verbe."
Il se prend aussi pour Dieu même. "Honorer la Divinité. Nier la Divinité, ne point reconnaître la Divinité, c'est abjurer toute raison."
Il se dit également Des dieux et des déesses du paganisme. "Les s fabuleuses. Les s des eaux. La du lieu. Les s des forêts. Les s du Styx. Les s allégoriques."
Il s'emploie figurément et par exagération, en poésie, quand on parle d'Une belle femme. "C'est une . La que j'adore."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. féminin 


Essence divine, nature divine. "La du Verbe".
Il se prend aussi pour Dieu même. "Nier la Divinité, ne point reconnoître de Divinité, c'est renoncer à toutes les lumières de la raison".
Il se prend aussi pour Les faux Dieux des Païens. "Les Divinités des eaux. La Divinité du lieu. Les Divinités des forêts. Les Divinités morales. Les Divinitésallégoriques".
On s'en sert encore figurément et abusivement en Poésie, quand on parle d'une belle femme. "C'est une Divinité. La Divinité que j'adore".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Essence divine, nature divine. "La du Verbe."
Il se prend aussi pour Dieu même. "Nier la" "Divinité, ne point reconnoître de Divinité, c'est renoncer à toutes les lumières de la raison."
Il se prend aussi pour Les faux Dieux des Païens. "Les Divinités des eaux. La Divinité du lieu. Les Divinités des forêts."
On s'en sert encore figurément & abusivement en Poësie, quand on parle d'une belle femme. "C'est une Divinité. La Divinité que j'adore."



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. féminin 


Essence divine, nature divine. "La de nostre Seigneur" . "Nier la ". C'est nier l'existence de Dieu.
Il se prend aussi pour les faux Dieux des Payens. "Les divinitez des eaux. la du lieu. la qui preside en ce lieu".
On s'en sert encore fig. & abusivement en poësie, quand on parle d'une belle femme. "C'est une mortelle. la que j'adore".




Emplacement dans le dictionnaire :

divertissement
dividende
divin
divinateur
divinatoire
divinement
divinisation
divinisé
diviniser
divinité
divis
divisant
divisé
divise
divisément
diviser
diviseur
divisible
division
divisionnaire
divorce


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