Efféminer (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
XII e siècle. Emprunté du latin effeminare, « amollir, affaiblir, rendre lâche, féminiser ».
1. Péj. Amollir, affaiblir. Son éducation l'a efféminé.
2. Provoquer ou développer, chez une personne du sexe masculin, des caractères ou des habitudes propres au sexe féminin.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Rendre faible comme l'est ordinairement une femme, amollir. "Les voluptés efféminent l'âme et le corps. Le luxe effémine une nation."
Le EFFÉMINÉ, ÉE, est adjectif et signifie Qui tient de la faiblesse féminine ou Qui affecte les allures de la femme. "Homme efféminé. Coeur efféminé. Visage efféminé. Air efféminé. Naturel efféminé. Moeurs efféminées." Substantivement, "C'est un efféminé. Ce sont des efféminés."
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
Rendre par les habitudes une homme faible comme une femme.
J. J. ROUSS.: « Tout ce qui effémine les hommes »
Il se dit aussi des choses. Efféminer les moeurs.
LA HARPE: « Il prétend que tout autre amour ne peut qu'affadir et efféminer Melpomène »
S'efféminer, v. réfl. Devenir efféminé.
SYNONYME
EFFÉMINER, AMOLLIR, ÉNERVER. Amollir, c'est rendre mou ; énerver, c'est ôter le nerf. Les délices de Capoue amollirent, énervèrent les Carthaginois d'Annibal, mais ne les efféminèrent pas, efféminer signifiant toujours que l'on prend non précisément des habitudes molles ou énervées, mais des habitudes féminines ; ce qui suppose en même temps quelque chose de recherché et d'approchant de la femme.
HISTORIQUE
XIIème siècle
BENOIT: « Trop te laisses tost abaissier, Femenins e effeminez, Qui nen es mais crienz [craint] ne dotez »
BENOIT: « Or si quident [ils pensent] qu'aion perdue La grant valor qu'avum eüe ; Quident effeminez seiom, Senz pris e senz defension »
XVème siècle
G. CHASTEL: « Et s'afemina avec ces Cypriennes, femmes du subtil art, qui l'endormirent »
XVIème siècle
PALSGR.: « Trop hanter les femmes effemine la personne »
D'AUB.: « Non les hermaphrodits, monstres effeminés »
ÉTYMOLOGIE
Provenç. efeminar, enfeminar ; anc, espagn. efeminar ; ital. effeminare ; du latin effeminare, de ex, et femina, femme.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Rendre faible comme l'est ordinairement une femme, amollir. "Les voluptés efféminent l'âme et le corps. Le luxe effémine une nation. Il n'y a rien qui soit si capable d'
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
v. a. Rendre foible comme l'est ordinairement une femme. "Il n'y a rien qui soit si capable d'
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Rendre foible comme l'est ordinairement une femme. "Il n'y a rien qui soit si capable d'
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
ou EFÉMINER, v. a. [1re, 2e et dre "é" fer.] Amollir, rendre faible, comme l'est ordinairement une femme. 'Les voluptés "efféminent l'"âme et "le" corps. 'Les délices de Capoue "efféminèrent les" soldats d'Annibal. 'L'amour des spectacles, où l'on prend toutes les passions qui peuvent "
Emplacement dans le dictionnaire :
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Louis-Sébastien MERCIER (Tableau de Paris : t. 1 à 4).... Qu'ajouter à ce mot ? CHAPITRE 234 filles d'opéra. l'argent coule pour des fêtes, pour des spectacles, pour les frivoles jouissances du luxe. L'opéra sur-tout est entretenu à grands frais, pour efféminer les courages, fondre les têtes fortes de la nation dans le creuset de la volupté, et les couler en mollesse. On n'a rien épargné. L'art des enchanteresses prodigue ces molles postures qui jettent l'é...
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