Empiéter (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
(se conjugue comme Céder ). XIII e siècle, en fauconnerie, « prendre dans ses serres » ; XVII e siècle, comme transitif, « s'emparer de ». Dérivé de pié, forme ancienne de pied.
I. V. tr. Rare. Gagner pied à pied du terrain au-delà de la limite de sa propriété. Ce laboureur empiète tous les ans quelques sillons sur la terre de son voisin. Fig. et litt. Empiéter des pouvoirs.
II. V. intr.
1. S'approprier peu à peu un terrain contigu au sien. Il a empiété de quelques mètres sur mon champ. Par anal. S'étendre, déborder. Cet étalage empiète sur le trottoir. La rivière empiète de ce côté.
2. Fig. Usurper progressivement une autorité, des droits, des attributions qui appartiennent à autrui. Le pouvoir exécutif ne doit pas
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Usurper dans ou sur la propriété d'autrui. "Il a empiété sur moi plus de cinq mètres. Ce laboureur empiète tous les ans quelques sillons sur la terre de son voisin. Vous avez empiété sur mon terrain."
Il se dit, par analogie, d'une Chose qui s'étend, qui déborde sur une autre, et principalement des eaux qui viennent à couvrir un terrain voisin. "La mer empiète sur les côtes. La rivière empiète tous les jours de ce côté."
Il signifie encore figurément S'arroger, exercer sur quelqu'un ou sur quelque chose des droits qu'on n'a pas. "Vous avez empiété sur ma charge, sur mon emploi, sur mes attributions. Le pouvoir législatif ne doit pas
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Terme de fauconnerie. Enlever, prendre et tenir avec les serres. Un faucon empiète sa proie.
2 Ancien terme de construction. Donner du pied. Empiéter une colonne, une statue.
3 Gagner pied à pied et par usurpation. Il a empiété sur moi plus d'un arpent.
Absolument.
BOSSUET: « Disposé à empiéter sur ses voisins »
Par analogie. La mer empiète sur les côtes.
Par une autre analogie.
LA FONT.: « C'est une Madelaine du Titian, grosse et grasse et fort agréable, comme aux premiers jours de sa pénitence, auparavant que le jeûne eût commencé d'empiéter sur elle »
Fig. Usurper.
BOSSUET: « Le peuple leur laissa empiéter le pouvoir suprême »
Absolument. S'arroger des droits qu'on n'a pas. Empiéter sur l'autorité de quelqu'un.
LA BRUY.: « Vous dites qu'il faut être modeste ; les gens bien nés ne demandent pas mieux ; faites seulement que les hommes n'empiètent pas sur ceux qui cèdent par modestie et ne brisent pas ceux qui plient »
LESAGE: « Il ne m'est pas permis de m'introduire auprès des souverains ; ce serait empiéter sur les droits de Léviathan, de Belphégor et d'Astarot »
VAUVENARGUES.: « Tout le monde empiète sur un malade.... et il n'y a pas jusqu'à sa garde qui ne se croie en droit de le gouverner »
Se laisser empiéter à, se laisser gagner, absorber par.
MÉRÉ: « Se laisser empiéter aux préventions »
MÉRÉ: « Il me semble qu'un grand esprit comme vous [Pascal] devrait être au-dessus des arts et des sciences, au lieu de s'y laisser empiéter »
HISTORIQUE
XVIème siècle
LANOUE: « Le moyen est de vaincre le monstre qui s'appelle opinion, logé dedans nous, et d'où ayant chassé arriere la prudence, qui est la guide de nos actions, il manie à son plaisir ceux qu'il a empietez »
D'AUB.: « De là les Portugais empieterent le reste de la premiere pointe des Indes où est Goa »
D'AUB.: « Sera rendu au Duc de Savoie tout ce que les rois tant François qu'Henri auront empieté sur lui »
D'AUB.: « Les attraits redoublerent, quand la roine donna à celles qui l'avoient empieté [lé prince] esperance de son mariage »
RONS.: « Or en voyant en ces champs l'autre jour Un pigeon blanc empieté d'un autour Qui l'emportoit dedans sa serre aiguë »
PASQUIER: « Après qu'il se fut empieté de deux royaumes »
BRANT.: « Le roy Charles VIII, ayant advisé avec son conseil qu'il n'estoit pas bon d'avoir un si puissant seigneur ancré et empieté dans son royaume »
ÉTYMOLOGIE
En 1, et pied : tenir entre ses pieds ou mettre le pied dans.
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
(Les lettres I E font une diphthongue.) Usurper dans ou sur la propriété d'autrui. "Il a empiété sur moi plus d'un arpent. Ce laboureur empiète tous les ans quelques sillons sur l'héritage de son voisin." Il s'emploie plus souvent absolument. "Vous avez empiété sur mon terrain."
Il se dit, par analogie, D'une chose qui s'étend, qui déborde sur une autre, et principalement Des eaux qui viennent à couvrir un terrain voisin. "La mer empiète sur les côtes. La rivière empiète tous les jours de ce côté."
Il signifie encore figurément, S'arroger, exercer sur quelqu'un ou sur quelque chose des droits qu'on n'a pas. "Vous avez empiété sur ma charge, sur mon emploi, sur mes attributions. Il empiète sur moi. Il empiète autant qu'il peut."
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
en termes de Fauconnerie, se dit De l'autour qui arrête le gibier avec la serre.
1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Verbe |
(Les lettres I E font ici une diphthongue.) Usurper dans l'héritage d'autrui. "Il a empiété sur moi plus d'un arpent. Ce Labourour empiète tous les ans quelques sillons sur l'héritage de son voisin".
On dit par extension, que "La mer empiète sur les côtes, qu'une rivière empiète, " pour dire, qu'Elle prend sur le terrain voisin.
Il signifie figurément, Entreprendre sur quelqu'un au-delà du droit qu'on a. "Vous avez empiété sur ma charge, sur mon emploi, sur mes droits. Il empiète sur moi. Il empiète autant qu'il peut".
2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)
Empiéter, se dit aussi, en termes de Fauconnerie, De l'autour qui arrête le gibier avec la serre.
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Usurper dans l'héritage d'autrui. "Il a empiété sur moi plus d'un arpent. Ce Laboureur empiète tous les ans quelques sillons sur l'héritage de son voisin."
On dit, que "La mer empiète sur les côtes," qu'"une rivière empiète," pour dire, qu'Elle prend sur le terrain voisin.
Il signifie figurément, Entreprendre sur quelqu'un au-delà du droit qu'on a. "Vous avez empiété sur ma charge, sur mon emploi, sur mes droits. Il empiète sur moi. Il empiète autant qu'il peut."
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Verbe |
["An-pié-té", 2e et 3e "é" fer. Devant l'"e" muet, la 2de se change en "è" moy. 'Il "empiète", il "empiètera", etc.] Usurper, prendre. Il se dit avec la prép. "sur". '"Empiéter" quelques sillons, quelques toises "sur" le champ; "sur" le terrein d'autrui.
- V. n. "Empiéter sur" les droits, "sur" la charge, "sur" l'emploi de quelqu'un.
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