Enfariné (adjectif, part. passé)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Adjectif |
XIV e siècle. Participe passé d' enfariner. Saupoudré, recouvert de farine. Un pain
Dictionnaire d'Emile Littré
| Part. Passé |
1 Blanchi de farine.
LA FONT.: « Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille, S'écria-t-il de loin au général des chats »
2 Fig.
VOLT.: « Les gens de grec enfarinés Connaîtront Thélême et Macare »
Être enfariné d'une science, en avoir quelque teinture.
Être enfariné d'une doctrine, en être infatué.
Venir la gueule enfarinée, venir avec une folle confiance.
SÉV.: « C'est un air de gueule enfarinée qui n'appartient qu'à qui vous savez »
Dans cette locution, gueule est probablement pris pour le visage entier : la gueule enfarinée, c'est le visage enfariné, comme faisaient les acteurs au XVIe siècle qui s'enfarinaient le visage et se présentaient ainsi aux spectateurs.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
Prov. et fig., "Venir la gueule
Fig. et fam., "Être
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
On dit proverbialem. qu'"Un homme est venu, la gueule
On dit familièrement, qu'"Un homme est
On dit de même, qu'"Un homme est
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
.
On dit proverbialement, qu'"Un homme est venu la gueule
On dit familièrement qu'"Un homme est
On dit de même, qu'"Un homme est
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
ÉE, adj. ENFARINER, v. act. ["Anfariné", "né-e", "né". 4e "é" fer. long au 2d.] Le verbe ne se dit qu' au propre. Poudrer de farine 'Les Bateleurs "s'enfarinent".
- Si on le dit au fig. ce ne peut être que dans le style comique ou satirique. 'Le Cardinal du Perron n'y entendait sans doute pas finesse, quand il apelait ce livre ("les Essais de Montagne") le bréviaire des honêtes gens. L'Evêque d'Avranches (Huet) était plus judicieux, en le regardant comme le bréviaire des honêtes paresseux et des ignorans studieux, qui veulent "s'enfariner de" quelque conoissance du monde, et "de" quelque teintûre des Lettres. "Sabat." Trois Siècl.
- On dit, en se servant du passif, qu' un homme "est
- Dans ce dernier sens, on dit aussi "enfariné" tout seul. 'Cet homme "est
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
On dit prov. qu'"Un homme est venu la gueule
Emplacement dans le dictionnaire :
| enfance enfançon enfant enfanté enfantelet enfantement enfanter | enfantillage enfantin enfariné enfariner enfer enfermer enferrer | enfieller enfiévrer enfilade enfilage enfiler enfileur enfin |
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