Envoûter (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
XIII e siècle. Dérivé de l'ancien français volt, vout, « visage, traits » (du latin vultus, « visage, mine » ) qui désignait aussi une figurine de cire servant à l'envoûtement.
1. Soumettre une personne à une influence magique pour disposer de sa vie ou de ses sentiments par des pratiques de sorcellerie.
2. Fig. Charmer, subjuguer comme par une action magique ; exercer sur quelqu'un un attrait irrésistible, une mystérieuse fascination. Ce paysage, ce spectacle nous avait envoûtés. Son auditoire était envoûté. Cette femme l'a envoûté.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Piquer, déchirer, brûler en effigie une personne en prononçant certaines paroles ou en faisant certaines cérémonies, dans la persuasion qu'elle souffrira les mêmes maux.
Au sens figuré, ENVOÛTÉ signifie Entièrement possédé, dominé, subjugué par une personne que l'on aime.
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
Faire un prétendu maléfice, qui consistait à former une figure de cire suivant la ressemblance d'une personne, avec la persuasion qu'à la suite de certaines pratiques on faisait souffrir à la personne elle-même toutes les atteintes portées à cette figure.
MÉZERAI: « Il courut un bruit qu'il [Enguerrand de Marigny] avait dessein de faire mourir le roi, et que sa femme s'aidait d'un nommé Paviot et d'une vieille boiteuse réputés grands sorciers à faire des images de cire à la ressemblance du roi et des princes pour les envoûter »
HISTORIQUE
XIVème siècle
DU CANGE: « Jehane de Cretot avoit ensorcelé ou envousté Pierre Coquel clerc »
DU CANGE: « Icellui Pastant lui dist qu'il doubtoit qu'elle ne envoultast ou fist morir sa femme »
DU CANGE: « Sur les paroles que le dit messire Jean avoit dites au roy, c'est assavoir que le dit messire Henris l'avoit envulté ou fait envulter »
ÉTYMOLOGIE
Bas-lat. invultare, invultuare, de in, en, et vultus, face ; à cause de l'image qu'on faisait de la personne qu'on voulait envoûter. Cependant Diez, remarquant que cette opération magique se disait en latin devotare, pense que le français a formé un mot semblable invotare, envoûter ; mais invotare aurait donné envouer comme devotare, dévouer. Il faut s'en tenir à ce que donne le bas-latin. Dans tous les cas, c'est à tort que l'Académie met un accent circonflexe, comme si le mot venait de voûte.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Faire un prétendu maléfice, qui consiste à piquer, déchirer, brûler une image de cire, en prononçant certaines paroles ou en faisant certaines cérémonies, dans la persuasion que la personne représentée par cette image souffrira les mêmes maux.
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
Terme de Magie. Piquer, déchirer, brûler une image de cire avec certaines paroles ou cérémonies, dans la pensée que la personne représentée par cette image souffrira les mêmes maux.
Emplacement dans le dictionnaire :
| envisageable envisager envoi envol envolée envoler envoler (s') | envoûtant envoûtement envoûter envoyé envoye envoyer envoyeur | enzoïque enzootiquement enzyme éocène éolien eolipyle éolipyle |
- Autres Recherches
-
Synonymes
Conjugaisons
Synonymes : cliquez ici
Conjugaison du verbe : cliquez ici
