Műre (nom féminin, subst. féminin)
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom féminin |
Fruit du műrier. "Műres noires. Műres blanches." Par analogie, "Műre sauvage," Fruit de plusieurs espčces de ronces, qui ressemble ŕ celui du műrier. "Manger des
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. féminin |
1 Le fruit du mûrier.
Autant en dit le renard des mûres, se dit à celui qui méprise une chose parce qu'il ne peut l'avoir ; par allusion à un récit où le renard dédaigne des mûres qu'il ne peut atteindre ; dans la fable de la Fontaine, il s'agit de raisins.
SAINT-SIMON: « Cette délicatesse [du maréchal d'Huxelles] ne fut que pour Monseigneur, et pour tâcher de se faire valoir : le renard des mûres, si on ne songeait point à lui ; se faire prier, si on y pensait »
2 Mûre sauvage, mûre de haie, le fruit de diverses espèces de ronces.
Fig. Aller aux mûres sans crochet, entreprendre quelque chose sans s'être pourvu de ce qu'il faut pour réussir.
Les ronces mêmes qui portent cette mûre.
LAMART.: « Sentiers Creusés sur les coteaux par les boeufs du village, Tout voilés d'aubépine et de mûre sauvage »
REMARQUE
On ne voit pas pourquoi l'Académie met un accent circonflexe à mûre. Le mot n'est point contracté, puisqu'il vient du latin morum ; dans l'ancienne langue, il s'écrit, il est vrai, meure ; mais il est de deux syllabes, et non de trois.
HISTORIQUE
XIIčme sičcle
GAUTIER D'ARRAS: « Feme a la loi d'enfant qui pleure ; Ce qu'avoir puet [peut], n'aime une meure »
XIIIčme sičcle
Ren. 24670: Lors se lieve sanz atendue, Queut [ramasse] des pierres plain son giron, Si en aroche le boisson [buisson], Qu'il voloit les meures abattre
Bl. et Jeh. 4486: Aussi n'ot des meures renars ; Quant failli ot de toutes pars, Et il vit nule n'en auroit, Donc dist que cure n'en avoit
RUTEB.: « Encor viendra tout à tens l'heure, Que li maufé [les diables], noir comme meure, Les tendront [tiendront] en lor desciplines »
XVIčme sičcle
DESPER.: « Et de se presenter au pape sans latin, c'estoit aller aux mures sans crochet »
ÉTYMOLOGIE
Génev. meure ; Berry, meûse, meûre, molle, môse ; wallon, meule ; namur. meûre ; Hainaut, meure, meurte, moure ; prov. et esp. mora ; port. amora ; ital. mora ; du lat. mora.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. féminin |
Le fruit du műrier. "Műres noires. Műres blanches. Manger des
"Műre sauvage," Le fruit de la ronce, qui ressemble ŕ celui du műrier.
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Subst. féminin |
Sorte de fruit gros comme le pouce, & formé de petits grains réunis. Il y a deux espčces de "Műres," les unes noires, les autres blanches. "Manger des
On appelle aussi "Műre sauvage," Le fruit de certaines ronces qui est presque fait comme le fruit du műrier noir.
On dit proverbialement d'Un homme qui fait semblant de mépriser une chose, parce qu'il ne peut l'avoir, qu'"Il fait comme le renard des
On dit proverbialement & figurément, qu'"Il ne faut point aller aux
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. féminin |
MűRIER, s. m. [1re lon. 2e "e" muet au premier, "é" fermé au second.
- On a écrit long-tems, "meure", "meurier".] "Műre" est une sorte de fruit, formé de petits grains réunis. '"Műres" noires, "műres" blanches. 'Un panier "de
- Il ne faut pas "aler aux
MűRIER, arbre qui porte des
Emplacement dans le dictionnaire :
| műr mur murâille muraille műral mural murale | muralistes mure műre muré műrement murčne murene | murer muret muret murex murger műri muriate |
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