Muet (adjectif)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Adjectif |
XII e siècle. Issu du latin mutus , de même sens.
1. Qui est privé de l'usage de la parole, naturellement ou par accident. Il est muet, il est sourd et muet ou sourd-muet. Se dit aussi de certains animaux qui n'ont pas de cri. Expr. fig. N'être pas muet , se dit d'une personne qui parle hardiment ou, simplement, qui parle beaucoup. Je vous assure qu'il n'est pas muet. Et voilà pourquoi votre fille est muette , formule empruntée au Médecin malgré lui , de Molière, par laquelle on commente de manière ironique une explication qui n'a rien éclairé. Subst. Un muet, une muette. Un sourd-muet, une sourde-muette. Des sourds-muets. Spécialt. D'ordinaire au pluriel. Nom donné jadis aux serviteurs du sultan ottoman qui avaient été rendus muets, et, par ext., à ceux qui ne devaient parler que par signes. Les muets du sérail. Le sultan fit étrangler son ennemi par les muets.
2. Qui ne prononce aucune parole, qui se tait volontairement, parce qu'il ne peut, ne veut, ne sait pas répondre. Rester muet. Il demeura muet d'étonnement. La frayeur l'avait rendu muet. Par anal. Chien muet , chien courant qui chasse sans donner de la voix. Expr. fig. Être muet comme une carpe, comme une tombe , ne rien dire et, spécialement, garder sur quelque chose le secret le plus complet. Subst. Faire le muet , affecter de ne rien dire. Fam. La grande muette , surnom donné à l'armée, par allusion à l'obligation de discrétion et de réserve imposée aux militaires. Loc. adv. À la muette , sans parler, sans faire de bruit. Par ext. En parlant d'objets. Les cloches de cette église restent muettes. Cet ouvrage est muet à ce sujet , il ne l'évoque pas . Les lois sont muettes sur ce point. Spécialt. Une médaille muette , dépourvue de légende. Carte muette , sur laquelle aucun nom n'est porté. Menu muet , dans les restaurants, menu qu'on présente aux invités et qui ne comporte pas de prix.
3. Qui se manifeste, se fait sans recours à la parole. Un reproche muet, une plainte muette. On dit que les grandes douleurs sont muettes. . . Jeu muet , partie du jeu de l'acteur qui exprime sans paroles, par le geste, le maintien, l'air du visage, etc., les sentiments de son personnage. Scène muette. Rôle muet , rôle d'un personnage qui n'a pas de texte à prononcer. Cinéma muet , sans paroles ni son.
4. Spécialt. Se dit d'une voyelle ou d'une consonne qui, bien qu'elle figure dans un mot, ne se prononce pas. E muet, h muet. Le « h » du mot « herbe » est muet. Ellipt. et subst. Une muette , une lettre muette.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Adjectif |
Qui est privé de l'usage de la parole, naturellement ou par accident. "Il est sourd et muet. Il est sourd-muet." Substantivement, "Un muet, une muette." On dit de même "Un sourd-muet, une sourde-muette."
Fam., "N'être pas muet," se dit d'une Personne qui parle hardiment ou qui parle beaucoup. "Je vous assure qu'il n'est pas muet."
MUET se dit également des Personnes que la peur, la honte, l'étonnement, ou d'autres causes morales, empêchent momentanément de parler. Fig., "Il est muet comme un poisson. Il demeura muet d'étonnement. Il fut si honteux qu'il resta muet. La frayeur le rendit muet." Substantivement, "Il fait le muet." On dit de même "Sa bouche resta muette."
MUET signifie, figurément, Qui se tait. "Les grandes joies, les grandes douleurs sont muettes. Sa douleur était muette. Les lois sont muettes sur ce point."
Il se dit encore de la Sorte d'expression qu'ont certains objets ou certaines attitudes. "La peinture est un langage muet. Ses regards étaient de muets interprètes de son amour."
En termes de Théâtre, "Jeu muet," la Partie du jeu d'un acteur par laquelle il exprime, sans parler, les sentiments dont il doit paraître affecté. "Scène muette," Action d'un ou de plusieurs personnages qui ne parlent pas, mais qui expriment leurs sentiments par le geste, le maintien, l'air du visage, etc. "Personnage muet," Celui qui n'a rien à dire dans une pièce. "Rôle muet," Rôle d'un personnage muet.
En termes de Géographie, "Carte muette," Carte géographique sur laquelle aucun nom; n'est inscrit.
En termes de Grammaire, il se dit d'une Voyelle ou d'une consonne qui ne se prononce pas, bien que figurant dans un mot. "E muet, H muette."
MUETS, au pluriel, se disait particulièrement des Serviteurs du sultan, dont les uns étaient muets et les autres ne devaient jamais parler. "Les muets du Sérail. Le sultan lui envoya les muets, qui l'étranglèrent."
À LA MUETTE, Sans parler, sans faire de bruit.
Dictionnaire d'Emile Littré
| Adjectif |
1 Privé de l'usage de la parole. Sourd et muet de naissance. Il est muet comme un poisson.
SACI: « On lui présenta un homme muet possédé du démon ; le démon ayant été chassé, le muet parla »
BOSSUET: « Qu'est-ce que notre être ! dites-le-nous, Ô mort ; car les hommes trop superbes ne m'en croiraient pas ; mais, ô mort, vous êtes muette, et vous ne parlez qu'aux yeux »
Familièrement. N'être pas muet, parler hardiment, ou parler beaucoup.
Fig. Carte muette, carte géographique où il n'y a rien d'écrit.
Personnages muets, se dit des figures qui, dans des dessins, des cartes à jouer, etc. ne portent pas d'inscription.
2 Que des causes morales ou autres empêchent momentanément de parler.
CORN.: « Je demeure à vos yeux muet d'étonnement »
FLÉCH.: « Ils furent quelque temps saisis, muets, immobiles »
BOILEAU: « Le vin au plus muet fournissant des paroles »
BOILEAU: « Et le triste orateur Demeure enfin muet aux yeux du spectateur »
RAC.: « Vous demeurez muette ; et, loin de me parler, Je vois, malgré vos soins, vos pleurs prêts à couler »
VOLT.: « Les oracles ont duré plus de quatre cents ans après Jésus-Christ, et ils ne sont devenus tout à fait muets que lors de l'entière destruction du paganisme »
On dit dans le même sens : bouche muette.
RAC.: « Ma bouche et mes regards, muets depuis huit jours, L'auront pu préparer à ce triste discours »
VOLT.: « Vos bouches sont muettes »
Demeurer muet, n'avoir rien à répondre.
BOSSUET: « Interpellés d'en produire [des originaux différents des Évangiles], ils sont demeurés muets »
Muet à, qui garde le silence en voyant ou entendant...
RAC.: « Muet à mes soupirs, tranquille à mes alarmes, Semblait-il seulement qu'il eût part à mes larmes ? »
Terme de vénerie. Chien muet, chien qui guette et suit la bête sans aboyer.
3 Fig. Il se dit des choses morales que l'on compare à un être humain qui se tait.
CORN.: « Mon honneur est muet, mon devoir impuissant ! »
CORN.: « La nature est aveugle et la vertu muette »
RAC.: « J'entendrai des regards que vous croirez muets »
RAC.: « L'amour est-il muet, ou n'a-t-il qu'un langage ? »
FONTEN.: « Il ne pouvait ignorer qu'une assiduité muette mène à la fortune, mais il ne voulait pas de fortune à ce prix-là »
MASS.: « Ils ont rendu muette la vaine philosophie des sages »
REGNARD: « Mais le dessus écrit suffit pour te confondre ; à ce témoin muet que pourras-tu répondre ? »
VOLT.: « Vous affectez sur elle un odieux silence, Interprète muet de votre intelligence »
LEMERC.: « Ma passion muette, étonnée et timide »
4 Il se dit semblablement des choses inanimées.
POUSSIN: « ....n'osant vous écrire la présente, ainsi mal polie et rude comme elle est ; mais, à la fin, j'ai pensé que ce n'est pas ce que vous attendez de moi, qui fais profession de choses muettes »
CORN.: « Il me rend tout à vous par ce muet refus »
ROTR.: « La terre à son pouvoir rend un muet hommage »
ROTR.: « Voyant sur un tombeau ces muettes reliques »
PASC.: « En voyant l'aveuglement et la misère de l'homme, en regardant tout l'univers muet et l'homme sans lumière.... »
RAC.: « L'arche sainte est muette et ne rend plus d'oracles »
FÉN.: « Jésus ! qu'est-il devenu ? je le demande à toute la nature, et toute la nature est muette »
VOLT.: « Et je ne pense point Que le ciel de mon sort à ce point s'inquiète, Qu'il anime pour moi la nature muette »
DUCIS: « Oui, dans ces noirs cachots, dans ces muets abîmes, Où Venise engloutit le coupable et ses crimes »
DELILLE: « Voyez là-haut les bois dont la muette horreur Aujourd'hui même encore inspire la terreur »
LAMART.: « Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! »
V. HUGO: « Pour eux [les poëtes] rien n'est muet, rien n'est froid, rien n'est mort »
5 Se dit des choses qui ne font pas le bruit qui leur est ordinaire.
Fontaines muettes, fontaines qui n'ont pas d'eau.
SÉV.: « Le comte de Vaux, qui avait su mon arrivée, et qui me donna un très bon souper ; et toutes les fontaines muettes, et sans une goutte d'eau, parce qu'on les raccommodait, ce petit mécompte me fit rire »
Armes muettes, armes incapables de faire feu.
SÉGUR: « On voit, d'un côté, quatre-vingt-mille hommes... ; de l'autre côté, cinq mille soldats, une colonne traînante, morcelée, une marche incertaine, languissante, des armes incomplètes, sales, la plupart muettes et chancelantes dans des mains affaiblies »
Vin muet, moût préparé de manière à ne pas fermenter.
6 Au théâtre, jeu muet, la partie du jeu d'un acteur, par laquelle il exprime, sans parler, les sentiments dont il doit paraître affecté, ou par laquelle il feint certaines choses.
Scène muette, action d'un ou plusieurs personnages qui, sans parler, expriment leurs sentiments par les gestes, par les regards, ou feignent certaines actions.
Par extension.
MARIV.: « De sorte qu'il se passa alors entre nous deux une petite scène muette qui fut la plus plaisante chose du monde »
Personnages muets, personnages qui dans une pièce ne disent rien, et ne sont là que pour figurer ; tels sont les gardes dans une tragédie.
Fig.
LE SAGE: « Ce qui le fâchait, c'est que je ne lui donnais aucun rôle à jouer dans cette comédie ; il s'en plaignit à moi, et me demanda s'il n'y ferait qu'un personnage muet »
Un muet langage, manière de se faire comprendre d'une manière expressive, mais sans parler. Le muet langage des yeux.
7 Terme de grammaire. Lettre muette, toute lettre qui ne se prononce pas. La lettre p est muette dans compter, dompter.
H muette, celle qui n'est point aspirée, comme dans le mot honneur.
E muet, l'e féminin, tel qu'il se prononce dans les mots boire, flamme, etc. ; on donne aussi le nom d'e muet à l'e sans accent qui se prononce eu dans les monosyllabes je, me, que.
S. f. Une muette, une lettre muette.
Terme de grammaire grecque, les muettes, nom donné à neuf consonnes (Bêta, Gamma, Delta, Pi, kappa, Tau, Phi, Khi, thêta), qui ne peuvent être articulées sans voyelle ; aujourd'hui, dans la grammaire comparée, ces lettres se nomment plutôt explosives.
8 Semaine muette, la semaine sainte, ainsi dite parce qu'on ne sonne pas les cloches.
9 S. m. et f. Un muet, une muette. L'institution des sourds et muets.
BONNET: « Les poissons.... forment un peuple de muets chez qui le langage des signes est peu abondant »
Par antiphrase. Une muette des halles, une harengère, une femme qui n'épargne pas les injures.
GUI PATIN: « Les femmes de la halle, qui sont les muettes de Paris, mais qui ne laissent pas de babiller plus que le reste du monde »
10 Au plur. Muets, gens attachés au service des sultans, et qui, sans être privés de l'usage de la parole, ne s'expriment jamais que par signes. Le sultan lui envoya les muets, qui l'étranglèrent.
RAC.: « Cette foule de chefs, d'esclaves, de muets, Peuple que dans ses murs renferme ce palais »
RAC.: « Que la main des muets s'arme pour son supplice »
V. HUGO: « Les muets bigarrés armés du noir cordon »
11 Le muet, espèce de serpent à sonnettes.
12 À la muette, loc. adv. Sans faire de bruit.
BUFF.: « Celui-ci [l'épeiche] arrive toujours à la muette, c'est-à-dire, sans faire du bruit, et jamais d'un seul vol »
REMARQUE
Appliqué aux personnes, muet suit toujours le substantif : un homme muet, une femme muette. Appliqué aux choses, il peut le précéder : une muette horreur.
HISTORIQUE
XIIème siècle
CRESTIEN DE TROIES: « Tant puet [peut] et tant set et tant vaut Mes sire Kex en totes corz [cours], Qu'il n'i est ja muez ne sorz »
XIIIème siècle
Roman de la poire: Mais l'en ne puet muet servir, Qui pert sovent par soi trop taire
Chr. de Rains, p. 229: Quant li bourgois oïrent çou, si furent tout esbahi, et li rois les regarda, si les vit tous mues
XVème siècle
E. DESCH.: « Aveugle fault estre, muet et sourt ; Trop de perilz sont à suir [suivre] la court »
XVIème siècle
DU BELLAY: « Et n'est si grand douleur, qu'une douleur muette »
DU BELLAY: « Ne monstre que tu sois trop ennemi du vice, Et sois souvent encor muet, aveugle et sourd »
COTGRAVE: « Muet comme un francolin pris »
DESPORTES: « Ô supplice muet [taire son amour], que ta force est terrible ! »
ÉTYMOLOGIE
Diminutif de l'anc. franç. mu (voy. MUE 2) ; wallon, mouwai ; namur. moia ; Hainaut, muau ; ces formes sont parallèles à l'anc. français muel, muiaux, autre diminutif de mu, qui, à beaucoup près, était le plus usité.
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Adjectif |
Qui est privé de l'usage de la parole, naturellement ou par accident. "Ceux qui sont sourds de naissance sont muets. Il est sourd et muet. Il est sourd-muet. Il est muet comme un poisson."
Fam., "N'être pas muet," se dit D'une personne qui parle hardiment, ou qui parle beaucoup. "Je vous assure qu'il n'est pas muet. Si vous lui dites quelque chose qui le blesse, il ne sera pas muet."
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
se dit également Des personnes que la peur, la honte, l'étonnement, ou d'autres causes morales, empêchent momentanément de parler. "Il demeura muet d'étonnement. Il fut si honteux qu'il resta muet. La frayeur le rendit muet. Les oracles furent muets." On dit de même, "Sa bouche resta muette."
3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
se dit aussi Des choses morales, et signifie, Qui se tait. "Les grandes joies sont muettes aussi bien que les grandes afflictions. Sa douleur était muette. Les lois sont muettes sur ce point."
Il se dit encore Des choses inanimées qui ont un genre d'expression, de signification. "La peinture est un langage muet. Cette épée, trouvée dans ses mains, était un témoin muet de son crime. La loi est un juge muet. Ses regards, ses présents étaient de muets interprètes de son amour."
Au Théâtre, "Jeu muet," La partie du jeu d'un acteur, par laquelle il exprime, sans parler, les sentiments dont il doit paraître affecté. "Scène muette," Action d'un ou de plusieurs personnages qui ne parlent pas, mais qui expriment leurs sentiments par le geste, le maintien, l'air du visage, etc.
En Grammaire, "H muette," Celle qui n'est point aspirée, comme dans ce mot, "Honneur;" et, "E muet," L'E féminin, tel qu'il se prononce dans les mots "Boire, flamme, crime, etc"...
4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
est aussi substantif. "Un muet. Une muette. L'institution royale des sourds et muets, des sourds-muets. On lui a fait son procès comme à un muet volontaire. Il a fait le muet."
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Adjectif |
Qui ne peut parler par quelque empêchement naturel, ou par quelque accident. "Muet de naissance. Il est sourd et muet. Il est muet comme un poisson. Il fait le muet. S'il ne répond, on lui fera son procès comme à un muet".
La Cour Ottomane emploie quelquefois des muets pour exécuter ses arrêts de mort. "On lui envoya les muets qui l'étranglèrent".
Il se dit aussi Des personnes qui ne parlent point, ou par malice, ou par honte, ou par crainte, etc. "Il demeura muet d'étonnement. Il fut si honteux, qu'il demeura muet. Cette raison le rendit muet. On lui a fait son procès comme à un muet volontaire".
On dit familièrem. d'Une personne qui parle hardiment, ou qui parle beaucoup, qu'"Elle n'est pas muette. Je vous assure qu'il n'est pas muet. Si vous lui dites quelque chose, il ne sera pas muet".
On appelle en termes de Grammaire, "H muet," Celui qui n'est point aspiré, comme dans ce mot, "Honneur;" et "E muet," l'E féminin tel qu'il se prononce dans le mot "Boire".
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
ETTE, ou ÈTE, adj. [2e "è" moy. 3e "e" muet.] Qui ne peut parler. 'La plupart des "muets" ne le sont que parce qu' ils sont sourds. 'Il est sourd et "muet": 'Elle est "muette" de naissance. '"Muet" comme un poisson, st. prov. = "Fig." Qui ne parle point par malice, ou par honte, ou par crainte. 'On fait le procês "aux muets" volontaires. 'Il demeura "muet" d'étonnement. 'Cette réponse le rendit "muet". "Elle n'est pas muette"; elle parle hardiment, "ou" beaucoup. "st. famil."
"Rem." Il se dit des chôses, et se place ordinairement après le substantif. 'Jeu "muet", scène "muette". En vers et dans la prôse poétique, le "fém." peut précéder.
Une "muette" horreur semble les glacer tous.
"Thomas".
Et sur ces sombres lieux, "muettes" régions
Où le trépas conduit ses pâles Légions.
"Gresset".
"Racine" fait régir à "muet" la prép. "à":
"Muet à" mes soupirs, tranquille à mes alarmes.
Ce régime n'est bon que dans le haut style.
"Muet", se dit en Gramaire. Voy. E et H.
Emplacement dans le dictionnaire :
| mucoviscidose mucoviscidose mucroné mucus mue mué mûe | muë muer muet muette muettement muezzin mufle | muflerie muflier mufti muge mugir mugissant mugissement |
Quelques citations relatives :
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Citation n°2 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )
...peu plus d'un seul, un et une fraction impondérable. Quel signe pourra fixer l'insaisissable nuance ? Est-on sûr que bèle soit l'exact équivalent phonétique de belle, que frè remplace frais ? l' e muet, quoiqu'il ne se prononce plus dans la plupart des cas, a gardé une valeur de position ; il est impossible, comme le veulent les phonétistes, de le supprimer de la langue française. L'orthographe ne...
Citation n°3 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )
...nasalisée : ent, in, on, ant, oin, etc., -toutes les autres rimes dites masculines pouvant s'accoupler en parfaite parité de son avec des rimes dites féminines, c'est-à-dire ornées du traditionnel e muet. Ce bref résumé de l'histoire de la versification française permettra plus facilement de discuter la théorie du vers libre, de juger si la réforme que l'on propose, et qui a déjà été tentée par deux...
Citation n°4 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )
...élément terminé par une muette perdra une syllabe. Il n'y a point de prononciation intermédiaire, quant au son, entre eu et e (nul) ; les différences sont d'intensité, en hauteur ou en durée. L' e muet, qu'il faut appeler féminin, se prononce après ou avant certains groupes de consonnes contenant une liquide ou une sifflante : les prêtres frivoles, -et encore à condition que la récitation soit...
Citation n°5 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )
...monosyllabes, de, ne, je, etc., -mais seulement s'ils précèdent ou suivent une voyelle atone ; si deux de ces monosyllabes se suivent l'une des muettes disparaît : je le veux. Il en est de notre e muet actuel comme de celui qu'on rencontre en certains mots de l'ancien français, virgene, angele, aposteles, aneme, vierge, ange, apôtre, âme, dont la valeur était purement étymologique et qui ne se...
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