Prêtresse (nom féminin, subst. féminin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Il n'est usité qu'en parlant des Cultes païens, et il désigne une Femme attachée au service d'une divinité. "Prêtresse d'Apollon, de Diane."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Femme attachée au culte d'une des anciennes divinités.
BARTHÉL.: « Quelques temples sont desservis par des prêtresses, tel est celui de Bacchus aux marais »
BARTHÉL.: « Les prêtres de tous les temples eurent ordre de prononcer contre lui [Alcibiade] des imprécations terribles ; tous obéirent, à l'exception. de la prêtresse Théano »
    Fig.
STAËL: « Ce n'était plus une femme craintive, mais une prêtresse inspirée qui se consacrait avec joie au culte du génie »

 2   Les prêtresses de Vénus, les courtisanes, les femmes galantes.
LA FONT.: « Chose que ne font guère Celles qui sont prêtresses de Vénus »
VOLT.: « Je suis bien aise, monsieur, qu'un ministre du saint Évangile veuille savoir des nouvelles d'une prêtresse de Vénus ; je n'ai pas l'honneur d'être de votre religion, et je ne suis plus de l'autre »

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     Lai d'Ignaurès: La prestresse parla premiers

ÉTYMOLOGIE
    Prêtre.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Il n'est usité qu'en parlant Des cultes païens, et il signifie, Une femme attachée au service d'une divinité. "La d'Apollon. La de Diane, de Minerve. Une de Vesta."



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Terme qui n'a d'usage qu'en parlant de la Religion des Païens, & qui signifie, Une femme attachée au service d'une fausse Divinité. "La Prêtresse d'Apollon. La Prétresse" "de Diane, de Minerve. La Prêtresse de Vesta."




Emplacement dans le dictionnaire :

prétoire
pretoire
prétorien
pretorien
prêtrâille
prêtraille
prètre
prêtre
prêtre-jean
prêtresse
prétresse
prêtrise
préture
preture
preûve
preuve
preux
prévalence
prévaloir
prevaloir
prevaricateur




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Auguste BARBIER (Iambes et poèmes)

...et balayant les dalles du parvis, et le fleuve éternel de tes larmes pieuses, et tes sanglots divins, douleurs harmonieuses ? ô belle fille antique ! ô toi qu'on adorait ! De tes chastes habits, prêtresse, qu'as-tu fait ? Tu les as échangés contre des haillons sales ; ton beau corps est tombé dans la fange des halles, et ta bouche oubliant l'idiome de miel qu'elle semblait puiser dans les concerts du...


Citation n°2 de Numa-Denis FUSTEL DE COULANGES (La Cité antique)

...et combien l' intervention de la religion y était nécessaire. Ne fallait-il pas que par quelque cérémonie sacrée la jeune fille fût initiée au culte qu'elle allait suivre désormais ? Pour devenir prêtresse de ce foyer, auquel la naissance ne l'attachait pas, ne lui fallait-il pas une sorte d'ordination ou d'adoption ? Le mariage était la cérémonie sainte qui devait produire ces grands effets. Il est...


Citation n°3 de Germaine de STAËL (Corinne ou l'Italie)

...de la destinée avec tant de terreur ? Que peut-elle cette destinée sur les êtres vulgaires et paisibles ? Ils suivent les saisons, ils parcourent docilement le cours habituel de la vie. Mais la prêtresse qui rendait les oracles se sentait agitée par une puissance cruelle. Je ne sais quelle force involontaire précipite le génie dans le malheur : il entend le bruit des sphères que les organes mortels...


Citation n°4 de Gustave FLAUBERT (La Tentation de saint Antoine [version de 1856])

...de mes images, mes couronnes d'astérion s'effeuillent. La main de la Ménade a déchiré mon voile en pièces, les cent boeufs d'Argos ont perdu leurs guirlandes et, telle qu'une harangère des ports, ma prêtresse oublieuse se gorge de poissons frits. Ô vertu de la Pudeur, voilà la Courtisane aux joues fardées qui touche à mes autels ! MINERVE avec son grand casque flanqué du sphinx, l'égide aux cailles d'or,...


Citation n°5 de Charles SAINTE-BEUVE (Volupté)

...continuant à sa face ma lente invective. Le mince roseau ne plia pas, il ne fut pas même agité. Elle resta haute, immobile jusqu'au bout, souriant avec mépris à la douleur et à l'injure, comme une prêtresse esclave que ne peut traîner à lui le vainqueur. à la fin, de fatigue et de honte, je retirai ma main ; ses cheveux dénoués l'inondèrent ; l'écaille du peigne, que j'avais brisé sous l'effort, tomba à...


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