Rêver (verbe)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Faire des rêves en dormant. "Je n'ai fait que toute la nuit. Rêver de combats, de naufrages, etc."
Fam., "Cet homme rêve tout éveillé, il rêve les yeux ouverts," Son imagination crée des chimères, des fantômes.
"Je crois , il me semble que je rêve" se dit pour exprimer une Vive surprise.
RÊVER s'emploie aussi transitivement en ce sens. "J'ai rêvé telle chose. Voilà ce que j'ai rêvé. J'ai rêvé une chute, un incendie. J'ai rêvé que..."
Fam., "Vous avez rêvé cela" se dit à une personne qui rapporte, qui raconte des choses que l'on se refuse à croire.
RÊVER, , signifie encore Être en délire. "La fièvre monte, il commence à ." Il vieillit en ce sens; on dit plutôt "Délirer."
Il signifie, par extension, Dire des choses déraisonnables, extravagantes. "Vous rêvez, quand vous dites telle chose. Rêvez-vous de faire cette demande, cette proposition? Vous n'êtes pas en votre bon sens, vous rêvez."
Il signifie encore Être distrait, laisser aller son imagination sur des choses vagues, sans aucun objet fixe et certain. "Il rêve toujours sans répondre à ce qu'on lui dit. Il ne vous écoute pas, il ne fait que . Il est resté toute la soirée à . À quoi rêvez-vous?"
Il signifie également Penser, méditer profondément sur quelque chose. "On vous demande la solution de tel problème, prenez du temps pour y . Cela donne à . J'ai rêvé longtemps sur cette affaire, à cette affaire."
Il signifie aussi, transitivement, S'absorber dans un désir. "Il ne rêve que fortune. Il rêve des grandeurs, des dignités auxquelles il ne parviendra pas. Il rêvait la tiare, un chapeau de cardinal."
"Il ne rêve que plaies et bosses" se dit de Quelqu'un qui est batailleur, qui aime les querelles, les procès, etc.



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 



 1   Faire des rêves en dormant.
PASC.: « Si nous rêvions toutes les nuits que nous sommes poursuivis par des ennemis et agités par ces fantômes pénibles »
DIDER.: « Tel peut-être veille comme un sot et rêve comme un homme d'esprit »
    Familièrement. Cet homme rêve tout éveillé, rêve les yeux ouverts, son imagination enfante des chimères.
VOLT.: « Si elle [l'âme] était née avec des idées métaphysiques, comme l'ont dit tant d'écrivains qui rêvaient les yeux ouverts »
CONDIL.: « Ce sont des hommes qui rêvent éveillés, et qui sont fort surpris, lorsqu'on ne rêve pas comme eux »
    Il me semble que je rêve, je crois rêver.... se dit pour exprimer qu'on croit être dans un rêve, non dans la réalité, quand....
PASC.: « Il me semble que je rêve quand j'entends.... »
SÉV.: « Je crois rêver en l'écrivant »

 2   Avoir le délire, dans un accès de fièvre ou dans quelque autre maladie.
SÉV.: « La fièvre tierce avec des accès qui la font rêver [Mme de la Fayette] »
SÉV.: « Il y a des gens qui rêvent toujours pendant la fièvre »

 3   Dire des choses déraisonnables. C'est un vieux radoteur, il ne fait que rêver.
REGNARD: « Ménechme : Nous rêvons, vous ou moi ; quoi ! vous me ferez croire Que j'ai vu votre fille ? en quel temps ? comment ? où ? - Démophon : Tout à l'heure, en ces lieux. - Ménechme : Allez, vous êtes fou »
VOLT.: « Platon rêvait beaucoup, et on n'a pas moins rêvé depuis ; il avait songé que la nature humaine était autrefois double, et qu'en punition de ses fautes elle fut divisée en mâle et en femelle ....les rêves alors donnaient une grande réputation »
    Rêver noir, avoir des idées tristes.
SÉV.: « Ou vous rêvez noir, ou il vous faut de la conversation »

 4   Penser d'une manière vague.
GODEAU: « Elles [les Muses] en sont autrefois descendues [du Parnasse], pour venir rêver aux bords du Tibre »
CORN.: « Qu'on rêve avec plaisir, quand notre âme blessée Autour de ce qu'elle aime est toute ramassée ! »
FLÉCH.: « Comme s'ils n'étaient juges que pour être de temps en temps assis sur les fleurs de lis, où ils vont peut-être rêver à leurs divertissements passés »
FÉN.: « Callimaque rêvait sur ses malheurs en menant son troupeau »
MARIV.: « Notre plaideur, qui était assez taciturne, et qui rêvait plus qu'il ne parlait »
BERNIS: « Virgile abandonnait les fêtes de Capoue Pour rêver sur les bords des marais de Mantoue »
J. J. ROUSS.: « L'oisiveté me suffit, et, pourvu que je ne fasse rien, j'aime encore mieux rêver éveillé qu'en songe »
A. CHÉN.: « quel amoureux ennui Me rend cher ce bocage où je rêve de lui ? »
P. LEBRUN: « Rêver que je suis libre et que je suis heureuse »
BÉRANG.: « Au printemps sous l'ombrage, Un jour mon coeur rêvait »
LAMART.: « Revenez, revenez, ô mes tristes pensées ; Je veux rêver et non pleurer »

 5   Être distrait.
MOL.: « Allons, vous, vous rêvez et bayez aux corneilles ; Jour de Dieu ! je saurai vous frotter les oreilles »
TALLEMANT DES RÉAUX: « Sa femme [de la Fontaine] dit qu'il rêve tellement, qu'il est quelquefois trois semaines sans croire être marié »

 6   Penser, méditer profondément. Il [l'empereur Léopold Ier qui avait la bouche très grande et toujours ouverte] se plaignait un jour au prince de Porcie son favori, jouant aux quilles avec lui [la pluie étant survenue], de ce qu'il pleuvait dedans, le prince de Porcie (bel effort de génie !), après y avoir rêvé quelque temps, lui conseilla de la fermer, Mém. du maréchal de Gramont, t. LVII, p. 20.
SÉV.: « C'était à l'oraison funèbre de Mme de Longueville qu'elles pleuraient M. de la Rochefoucauld ; ils sont morts dans la même année ; il y avait bien à rêver sur ces deux noms »
SÉV.: « Je vous laisse rêver sur ce grand événement [Jacques II essayant de reprendre l'Angleterre] »
BOILEAU: « Je me promenais dans mon jardin d'Auteuil, et rêvais en marchant à un poëme que je voulais faire contre les mauvais critiques de notre siècle »
BOILEAU: « Et, sans aller rêver dans le double vallon, La colère suffit et vaut un Apollon »
HAMILT.: « Il se mit à rêver à son projet »
MONTESQ.: « J'y étais quand il les fit [ces vers], il était dans un souper, et il ne rêva pas un moment »
    Anciennement. Rêver à la Suisse, avoir l'air de penser à quelque chose, et ne penser à rien.

 7   V. a. Voir, imaginer en rêve.
PASC.: « Si nous rêvions toutes les nuits la même chose, elle nous affecterait peut-être autant que les objets que nous voyons tous les jours »
DELILLE: « Un songe le fait roi, lui donne des sujets ; Il rêve des trésors, des sceptres, des palais »
BÉRANG.: « [Que] Bien ou mal mis, Tous amis, Dans l'ivresse endormis, Nous rêvions les vendanges »
    On dit, sans article : rêver mariage, rêver mort, rêver querelle.
    Vous avez rêvé cela, se dit à quelqu'un qui raconte des choses que l'on ne croit pas.
HAMILT.: « Une visite que vous avez apparemment rêvée comme tout le reste »

 8   Voir par la pensée comme dans un rêve.
CONDIL.: « Ils voyaient comme en songe l'univers se former à leurs yeux ; ils rêvaient les principes des choses, leurs essences, leur génération, et ils ne s'éveillaient point »
DELILLE: « Par la pensée encor je jouirai des cieux, Je rêverai les bois, les monts, la terre et l'onde ; Et dans mes souvenirs j'habiterai le monde »
VILLEMAIN: « Autour de ces paroles éteintes [une traduction française d'une ode de Sapho], sous les changements du temps et des idiomes, rêvez le ciel de Lesbos, l'harmonie des vers et celle de la lyre.... »

 9   Méditer sur, songer à.
CORN.: « Allons sur le chevet rêver quelque moyen »
CORN.: « L'un est sans doute mieux rêvé, Mieux conduit et mieux achevé ; Mais je voudrais avoir fait l'autre »
MOL.: « Il faudrait rêver quelque incident »

 10   Dans la langage élevé, poétique. Désirer quelque chose ardemment, avec passion.
RÉGNIER: « Le soldat aujourd'hui ne rêve que la guerre »
M. J. CHÉN.: « Quand ils sont nés à peine, ils rêvent un empire »
SCRIBE: « Cette carrière de gloire et d'honneur que j'avais rêvée, commence donc par l'antichambre [par les sollicitations] »

REMARQUE
    Rêver est suivi de la préposition de quand il s'agit de rêve : J'ai rêvé de vous cette nuit ; de la préposition à quand il s'agit de méditation : J'ai rêvé toute la nuit à cet incident.

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     Édouard le confes. V. 3783: Mais sul de cele gent Stigand L'arceveske s'en va gabant, Ki s'est turnez en une part, E dit que reeve li vieillars
     la Rose, 7776: Cuidiés que dame à cuer vaillant Aint [aime] ung garçon fol et saillant, Qui s'en ira par nuit resver
DU CANGE: « Nous venions l'autrier de joer, Et de resver, Moi et mi compaing et mi per »
    XIVème siècle
DU CANGE: « Comme Fouquet Hodierne fust alez avec trois compaignons charretiers esbatre et resver de nuit »
    XVème siècle
     Perceforest, t. V, f° 45: Sire chevalier, vous resvez, ce me semble ; car vos raisons sont toutes contraires à cest achevement que tant desirez à avoir

ÉTYMOLOGIE
    Origine incertaine. Parmi les langues romanes, jusqu'à présent on ne connaît rêver que dans le français. Le P. Labbe, Ampère et Génin ont supposé une parenté entre rêver et desver (voy. ENDÊVER). On a indiqué l'anglais to rave, avoir le délire ; mais le mot anglais paraît venir du français, non le français de l'anglais ; il en est de même du flamand reven, revelen, et du moyen haut-allemand reben. Diez conjecture que rêve est une forme dialectique pour rage, et représente le latin rabies. Cette conjecture ne satisfait ni à la forme (rabies ayant déjà donné rage), ni au sens (rever signifiant essentiellement vagabonder, faire le vaurien). On satisfait mieux à l'une et à l'autre en s'adressant au danois roeuve, angl. to rove, errer, vagabonder, faire le bandit, d'où, en anglais, avoir le délire, et, en français, faire un rêve.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
    RÊVER. - HIST. XIIIème siècle Ajoutez :
     Théâtre franç. au moyen âge, Paris, 1839, p. 72: Sire, il [un fou] n'est onques autrement ; Toudis rede il, ou cante, ou brait (la forme reder est à ajouter dans la discussion de l'étymologie).
GAUTIER DE COINSY: « Tel peeur [un mourant] a pour peu ne desve ; Ce dit chascun : je cuit qu'il resve ; C'est li malage qui l'argue »
    XVIème siècle
SLEIDAN: « Il te plaist seulement estre conveincu par l'Escriture sainte ; ce n'est pas bien fait à toy, et resves en cela bien fort »


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


Faire des songes. "Je n'ai fait que toute la nuit. Il est sujet à toutes les nuits. J'ai rêvé que je voyais... Rêver de combats, de naufrages, etc."
Fam., "Cet homme rêve tout éveillé," Son imagination crée des chimères, des fantômes.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



s'emploie quelquefois activement. "J'ai rêvé telle chose. Voilà ce que j'ai rêvé. J'ai rêvé la même chose."
Fam., "Vous avez rêvé cela," se dit À une personne qui rapporte, qui raconte des choses que l'on se refuse à croire.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie aussi, Être en délire, dans une fièvre chaude ou dans quelque autre maladie. "Voilà le transport qui lui vient, il commence à ."
Il signifie, par extension, Dire des choses déraisonnables, extravagantes. "Vous rêvez, quand vous dites telle chose. Rêvez-vous de faire cette demande, cette proposition? Vous n'êtes pas en votre bon sens, vous rêvez. C'est un vieux radoteur, il ne fait plus que ."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie encore, Être distrait, laisser aller son imagination sur des choses vagues, sans aucun objet fixe et certain. "Il rêve toujours sans répondre à ce qu'on lui dit. Il ne vous écoute pas, il ne fait que . Il est toute une soirée à . Rêver au bord d'une fontaine. Il rêve tout éveillé."
Fam., "Rêver à la Suisse," Avoir l'air de penser à quelque chose, et ne penser à rien. Cette phrase a vieilli.



5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie aussi, Penser, méditer profondément sur quelque chose. "Cette affaire est de grande conséquence, il faut y . Il a rêvé fort longtemps pour corriger ce vers, cette période. On vous demande la solution de tel problème, prenez du temps pour y . Cela donne à . J'ai rêvé longtemps sur cette affaire, à cette affaire."
Il signifie quelquefois activement, surtout en poésie, Désirer quelque chose vivement, avec passion. "Il ne rêve que fortune. Il rêve des grandeurs, des dignités auxquelles il ne parviendra point. Il rêvait la tiare, un chapeau de cardinal."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Rêver, signifie aussi, Étre en délire dans une fièvre chaude, ou quelque autre maladie. "Voilà le transport qui lui vient, il commence à . Cet homme est sujet à tout éveillé," c'est-à-dire, Il se forge des fantômes.
On dit par reproche à Un homme qui dit des choses déraisonnables, extravagantes, qu'"Il rêve. Vous rêvez, quand vous dites telle chose. Rêvez-vous de faire cette demande, cette proposition? Vous n'êtes pas en votre bon sens, vous rêvez. Vous avez rêvé cela".
On dit dans le même sens, "C'est un vieux radoteur, il ne fait plus que ".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Rêver, signifie encore, Être distrait, laisser aller son imagination sur des choses vagues sans aucun objet fixe et certain. "Il rêve toujours sans répondre à ce qu'on lui dit. Il ne vous écoute pas, il ne fait que . Il est toute une après-dinée à . Rêver au bord d'une fontaine".
On dit familièrement, "Rêver à la Suisse," pour dire, Avoir l'air de penser à quelque chose, et ne penser à rien.



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Faire des songes. "Je n'ai fait que toute la nuit. Il est sujet à toutes les nuits. J'ai rêvé que je voyois... Rêver de combats, de naufrages, &c."
En ce sens, il est quelquefois actif. "J'ai rêvé telle chose. Voilà ce que j'ai rêvé. J'ai rêvé la même chose. Vous avez rêvé cela."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie aussi, Être en délire, à cause de quelque fièvre chaude, ou autre mal semblable. "Voilà le transport qui lui vient, il commence à ."
On dit par reproche à un homme qui dit des choses déraisonnables, extravagantes, qu'"Il rêve. Vous rêvez, quand vous dites telle chose. Rêvez-vous de faire cette demande, cette proposition? Vous n'êtes pas en votre bon sens, vous rêvez."
On dit dans le même sens, "C'est un vieux radoteur, il ne fait plus que ."



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie encore, Être distrait, laisser aller son imagination sur des choses vaines & vagues sans aucun objet fixe & certain. "Il rêve toujours sans répondre à ce qu'on lui dit. Il ne vous écoute pas, il ne fait que . Il est toute une après-dînée à . Rêver au bord d'une fontaine."



4ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie aussi, Penser, méditer profondément sur quelque chose. "Cette affaire-là est de grande conséquence, il y faut . Il a rêvé fort long-temps pour corriger ce vers, cette période. On vous demande la solution d'un tel problème, prenez du temps pour y . J'ai rêvé long-temps sur cette affaire, à cette affaire."




Emplacement dans le dictionnaire :

revendu
revenir
revenoir
revente
reventer ou réventer
revenu
revenue
revenure
rèver
rêver
réver
reverberation
réverbération
réverbéré
réverbère
réverbérer
reverberer
reverbérer
révéré
revéremment
révéremment




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Pierre LOTI (Le Roman d'un enfant)

...bonne nouvelle du salut. Dans mes commencements tout à fait, quand, au fond de mon petit nid rembourré d'ouate, le monde ne m'apparaissait encore que déformé et grisâtre, cette image m'avait donné à rêver beaucoup ; j'étais capable à présent d'apprécier tout ce qu'elle avait d'enfantin comme exécution, mais je continuais de subir le charme de cet immense soleil, à demi abîmé dans cette mer, et de ce...


Citation n°2 de Henri POINCARÉ (La Valeur de la science)

...; alors aussi, on croyait tout savoir, et on avait encore presque tout à apprendre. Les astres sont des laboratoires grandioses, des creusets gigantesques, comme aucun chimiste ne pourrait en rêver. Il y règne des températures qu'il nous est impossible de réaliser. Leur seul défaut, c'est d'être un peu loin ; mais le télescope va les rapprocher de nous, et alors nous verrons comment la matière...


Citation n°3 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)

...derrière ses rideaux, ne bougeant pas, ne vivant pas, s'abîmant dans une contemplation morne. Les travaux de dentellerie, qui jadis récréaient ses doigts par leur grâce menue, qui la faisaient rêver de baptêmes et de mariages, lui paraissaient maintenant une tâche odieuse, qu'elle accomplissait avec dégoût. Toute la vie semblait morte dans le village ; les vignerons se calfeutraient dans leurs...


Citation n°4 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)

...des sensations neuves qui l'entouraient, dans le désarroi des désirs inavoués qui s'agitaient en lui. Il était bien heureux sans doute. Pourtant quelque chose en lui s'attristait et persistait à rêver une vie différente. Parfois il avait peine à se rappeler ses traits, comme s'il s'était fait un grand trou dans sa mémoire. En vain fermait-il ses yeux, la chère image ne sortait plus de la...


Citation n°5 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)

...protégeait ce coin des ardeurs du soleil. Le chargement de la reine des eaux était terminé ; les pièces de chêne équarries exhalaient dans le vent cette odeur forte, qui emplit les poumons, et fait rêver des clairières où gisent les arbres abattus. à l'arrière, le fleuve fuyait sous une lumière bleue, infiniment transparente ; les pourpres du couchant flottant à la surface des eaux mêlaient leur...


Autres Recherches
Synonymes
Conjugaisons
Synonymes : cliquez ici
Conjugaison du verbe : cliquez ici


Accès direct à ptidico.com: cliquez ici...