Revêtement (nom masculin, subst. masculin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 


T. d'Architecture
Sorte de placage de plâtre, de mortier, de bois, de marbre, etc., qu'on fait à une construction pour l'orner ou la consolider. "Le de ce mur est de plâtre; celui des piédestaux est de marbre. Le des murs de cet appartement est de bois, de stuc."
Il se dit aussi d'un Ouvrage de pierre, de brique, ou de quelque autre matière, servant à retenir les terres d'un fossé, d'un bastion, d'une terrasse. "Le de ce fossé est de maçonnerie. Les s sont ordinairement en talus, afin de mieux soutenir la poussée des terres."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Ce qui revêt.
BUFFON: « Le revêtement de la peau par du poil, de la plume, des écailles, des têts, des coquilles »
CHATEAUBR.: « Les vallées étaient étroites et boisées ; quelques-unes me rappelèrent, mais sur une moindre échelle, le site de la grande Chartreuse et son magnifique revêtement de forêts »
    Fig.
SAINT-SIMON: « J'ai touché les raisons pour lesquelles le maréchal [de Boufflers] ne l'aimait pas [Chamillart], entre lesquelles son revêtement de Mme de Maintenon, pour ainsi parler de son dévouement pour elle »

 2   Terme d'architecture. Espèce de placage, etc. qu'on fait à une construction pour lui donner plus de solidité ou d'aspect.
GIRARD: « Du temps d'Hérodote et de Philon, il [ce monument, la grande pyramide d'Égypte] était recouvert d'un revêtement de pierres polies, qui a été détruit »
AL. BRONGNIART: « On emploie cette pierre [la chaux sulfatée] à Milan pour en faire des tables et des revêtements de cheminées »
    Dalles de revêtement, celles qui se rapportent au droit de la retraite d'un mur.
    Revêtement ou lambris de revêtement, se dit aussi du lambris qui couvre un mur.

 3   Ouvrage de pierre, de brique, etc. servant à retenir les terres d'un fossé, d'une terrasse. Le revêtement d'un fossé.
    Particulièrement, en fortification, les revêtements ont pour but de consolider ou de soutenir les talus raides des ouvrages, ou les batteries d'artillerie. Revêtements en gazon, pisé, fascines, gabions....
    Demi-revêtement, paroi d'un fossé de fortification dont la maçonnerie n'atteint qu'à la hauteur du niveau de campagne.

HISTORIQUE
    XVIème siècle
LANOUE: « Les ingénieurs diront que l'on ne se fortifie que de terre, sans y adjouster leurs revestements de pierre ou de brique »
     Coust. génér. t. II, p. 1065: Sont telles formes de successions communement dites et appellées revestement de lignes

ÉTYMOLOGIE
    Voy. REVÊTIR ; provenç. revestimen.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


T. d'Archit. Espèce de placage de plâtre, de mortier, de bois, de marbre, etc., qu'on fait à une construction pour la rendre plus agréable, ou plus riche, ou même plus solide. "Le de ce mur est de plâtre; celui des piédestaux est de marbre. Le des murs de cet appartement est de bois, de stuc, etc."
Il se dit aussi d'Un ouvrage de pierre, de brique, ou de quelque autre matière, servant à retenir les terres d'un fossé, d'un bastion, d'une terrasse. "Le du fossé des Tuileries est de maçonnerie d'un côté, et de l'autre de gazon. Les s sont ordinairement en talus, afin de mieux soutenir la poussée des terres."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. masculin 


Ouvrage de pierre, de brique, ou de quelque autre matière solide dont on revêt un fossé, un bastion, une terrasse. "Le du fossé".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Ouvrage de pierre, de brique, ou de quelque autre matière solide dont on revêt un fossé, un bastion, une terrasse. "Le du fossé."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

REVÉTIR, v. act. ["Revêteman", "revéti:" 1re "e" muet; 2e "ê" ouv. et long au 1er, "é" fer. au 2d. = On écrivait aûtrefois "revestement", "revestir": quand on surpima l'"s", qu'on ne prononçait plus, on la remplaça par l'accent circonflexe. Mais cet accent n'est que le signe d'un "ê" ouv. et long: on ne devait donc pas le mettre sur un "e" qui est fermé et bref. Il n'est à sa place que devant l'"e" muet. 'Qu' il "revête".] "Revétir" c'est au "propre", 1°. doner des habits: "revétir les pauvres".
- 2°. Mettre des habits de dignité. 'Deux Aumoniers "revétirent" ce Prélat "de" ses habits Pontificaux. 'Le Roi "était revétu de" ses habits royaux.
- 3°. Pourvoir. 'Il "est revétu d'une" belle charge. = "Revétu du" pouvoir de. 'Le Roi "l'a revétu d'un" plein pouvoir. = En termes de "Pratique", Acte "revétu de" toutes ses formes, "de" toutes les formalités requises.
- 4°. Couvrir, remparer de pierre, de brique.. '"Revétir un" fôssé, "un" bastion, une terrasse, "etc."
   "Rem." On dit dans la prôse ordinaire, "se revétir des" dépouilles de, "etc." En vers et dans la prose poétique, on dit, "revétir les dépouilles".
- M. "Necker" emploie souvent cette construction au "figuré". '"Revétir des" sentimens. "Revétir un esprit" vigoureux d'administration, "etc."
   REVÉTU, adj. orné, au "fig." 'Les vertus et les qualités aimables, "dont" il "est revétu".
   C'est lui, c'est ce Ministre infidèle et barbare,
   Qui, "d'un zèle" trompeur, à vos yeux "revétu"
   Contre notre innocence arme votre vertu.
       Esther.
= "Gueux revétu" (st. prov.) Homme de rien, qui a fait fortune, et qui en est arrogant.
   REVêTEMENT, ne se dit que dans le 4e sens de "revétir". '"Le du" fôssé. = Suivant "La Touche", on dit également bien "revêtement" ou "revestissement". Il~ cite "Richelet" en preuve. L'"Acad." ne met que le 1er; et c'est le meilleur, si ce n'est pas le seul bon.




Emplacement dans le dictionnaire :

révérend
reverer
révérer
rêverie
revers
reversé
reverser
reversible
réversible
revêtement
revêtir
revêtu
reveuë
rêveur
rêveusement
revider
revient
revigorer
revirement
revisable
revisé


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