Siége (subst. masculin)


Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Meuble fait pour s'asseoir.
CORN.: « Prends un siége, Cinna, prends, et sur toute chose Observe exactement la loi que je t'impose »
MOL.: « Ma chère, il faudrait faire donner des siéges »
SÉV.: « J'avais un siége sous le pied ; car, sans cette attention, je craindrais de ne plus reconnaître la jambe malade, et de m'y tromper comme Arlequin »
FÉN.: « Nos siéges étaient les gazons »
LA BRUY.: « Si on le prie de s'asseoir, il se met à peine sur le bord d'un siége »
MONGEZ: « Le siége du roi de Perse était célèbre chez les Grecs et les Romains ; on conservait à Athènes, dans le Parthénon de Minerve, le siége de Xerxès, qui avait des pieds d'argent, et on l'appelait le captif »
    Siéges de paille, de jonc, de cannes, de tapisserie, etc. siéges dont le fond est de paille, de jonc, de cannes, de tapisserie.
SÉV.: « M. le Grand et d'autres disaient l'autre jour très sérieusement à Saint-Germain, que Monsieur de R*** avait fait un siége admirable ; on crut que c'était une lecture où l'on avait vu les grands R*** dans les guerres civiles ; non, c'était celui-ci qui a fait un siége de tapisserie admirable, que l'on voit dans la chambre de sa femme »
    Terme de tapissier. Siéges à l'anglaise, siéges triplement piqués.
    Siéges de pierre, de marbre, de gazon, bancs de pierre ou de marbre, petites élévations gazonnées qu'on dresse dans les jardins.
    On dit dans un sens analogue : siége rustique.

 2   Le siége d'un cocher, l'endroit où le cocher est assis pour conduire la voiture. Le cocher était sur le siége. Il monta sur le siége et se mit à côté du cocher.
    Le siége d'une selle, la partie sur laquelle le cavalier s'assied.
    Faux siége ; il sert de base au siége, et est composé de sangles et de toile.
    Étoile de seconde grandeur placée dans la constellation de Pégase.

 3   Maçonnerie en contre-haut du sol d'un cabinet d'aisance, sur laquelle on s'appuie.
    Siége à l'anglaise, siége composé d'un bâti dormant et de plusieurs trappes mouvantes.

 4   Terme de marine. Assemblage de roues, montants, traverses, molettes, servant au commettage de certains cordages.

 5   La partie inférieure du corps sur laquelle on s'asseoit. Un bain de siége.
    L'anus. Mettre des sangsues au siége.

 6   place où le juge s'assied pour rendre la justice. Le juge était dans son siége, sur son siége.

 7   Lieu où l'on rendait la justice dans les juridictions subalternes.
MOL.: « Je lui suis bien obligé, madame ; si elle a jamais quelque procès en notre siége, elle verra que je n'oublierai pas l'honneur qu'elle me fait, de se rendre auprès de vos beautés l'avocat de ma flamme »
    Par extension, le corps et la juridiction de ces juges. Siége royal. Siége présidial Le ressort de ce siége était de telle étendue.

 8   Évêché et sa juridiction. Siége patriarcal. Siége primatial Siége épiscopal. Siége pontifical.
BOSSUET: « Il se fit cinq siéges, que dans la suite des temps on appela patriarcaux ; la préséance leur était donnée dans les conciles ; entre ces siéges, le siége de Rome était toujours regardé comme le premier, et le concile de Nicée régla les autres sur celui-là »
BOSSUET: « Innocent XI, qui remplit aujourd'hui si dignement le premier siége de l'Église »
    En ce sens il se dit absolument. Cet évêque a tenu le siége pendant tant d'années.
    Le saint-siége, le siége apostolique, le siége du chef de l'Église catholique.
BOSSUET: « Paul IV tenait le siége apostolique »
BOSSUET: « Trois nonces apostoliques qui leur apportaient [aux catholiques anglais] les consolations que reçoivent les enfants de Dieu de la communication avec le saint-siége »
BOSSUET: « Qu'est-ce que l'épiscopat, quand il se sépare de l'Église, qui est son tout, aussi bien que du saint-siége qui est son centre »
BOSSUET: « Qu'on ne s'y trompe pas : le saint siége ne peut jamais oublier la France, ni la France manquer au saint siége »
SAINT-FOIX: « Grégoire VII est le premier pape qui ait osé dire que le saint-siége avait une autorité temporelle sur les rois, qui étaient ses vassaux et ses tributaires »
D'ALEMB.: « Il faut, comme Dumarsais l'observe après plusieurs écrivains, distinguer avec soin la cour de Rome, le pape et le saint-siége »
    Le saint-siége fut transféré à Avignon, le pape alla résider à Avignon avec toute la cour pontificale.

 9   Capitale de certains empires.
BOSSUET: « Le siége en [de l'empire assyrien] fut établi à Ninive, ville ancienne et déjà célèbre, mais ornée et illustrée par Ninus »
BOSSUET: « Quatre ans après, l'empereur rebâtit Byzance, qu'il appela Constantinople, et en fit le second siége de l'empire »
ROLLIN: « Busiris bâtit la fameuse ville de Thèbes, et y établit le siége de l'empire »
    Fig.
SÉV.: « Elle [Mme de la Troche] s'est établie dans cette bonne ville [Paris], y faisant le siége de son empire, et le lieu de toutes ses affaires »
    Le siége de l'empire fut quelque temps à Ravenne, l'empereur Honorius demeura quelque temps à Ravenne.
    Le siége d'un tribunal, d'une cour, le lieu où réside un tribunal, une cour de justice.
    On dit de même : le siége du gouvernement. Sous l'ancienne monarchie, Versailles était le siége du gouvernement.

 10   Lieu où certaines personnes ont leur principale résidence.
RAYNAL: « Quoiqu'elle une compagnie de commerce] ait des agents à Bone et à Calle, c'est à Calle qu'est le siége de ses opérations »
    Fig.
PASC.: « L'ignorance naturelle, qui est le vrai siége de l'homme »

 11   Lieu où certaines choses ont, pour ainsi dire, leur demeure. Athènes était le siége des beaux-arts.
BOSSUET: « Il lui promit une terre (ce fut celle de Chanaan), pour servir de demeure fixe à sa postérité, et de siége à la religion »
BOSSUET: « Maître de cette ville [Jérusalem], il y établit, par ordre de Dieu, le siége de la royauté et celui de la religion »
ROLLIN: « Elle [Tyr, sous la domination des Perses] continuait d'être flattée de la gloire de posséder l'empire de la mer, d'être le siége du trafic de toutes les nations.... »
VOLT.: « Ce vaste pays de l'Yémen est si beau, ses ports sont si heureusement situés sur l'Océan indien, qu'on prétend qu'Alexandre voulut conquérir l'Yémen pour en faire le siége de son empire »
    Fig.
BOSSUET: « Cette partie de l'âme [de Jésus-Christ] en laquelle il [le Saint-Esprit] a mis son siége, gardera toujours sa sérénité, malgré les tempêtes qui grondent au-dessous »
BOSSUET: « N'est-ce pas que le front est le siége de la pudeur ? »
MASS.: « Le trône lui-même, grand Dieu, si vous n'y êtes assis avec le souverain, est le siége des noirs soucis »
VOLT.: « Elle vient, et son front, siége de la candeur, Annonce en rougissant les vertus de son coeur »
CHATEAUBR.: « Sa doctrine [de l'Evangile] n'a point son siége dans la tête, mais dans le coeur »

 12   Terme de médecine. Siége d'une maladie, le lieu du corps où gît l'altération matérielle dont l'existence ou la disparition coïncide avec la présence ou la cessation des phénomènes morbides.

 13   Ensemble des opérations que fait une armée pour attaquer une place et la prendre, à l'aide de travaux de terrassement combinés avec l'usage de ses armes ; ainsi dit parce que l'armée assiégeante établit pour ainsi dire son siége, sa demeure autour de la place assiégée.
SÉV.: « M. le Duc fait le siége de Limbourg »
BOSSUET: « Un capitaine également redoutable dans les siéges et dans les batailles »
BOSSUET: « Quelle ville a jamais vu périr onze cent mille hommes en sept mois de temps et dans un seul siége ? c'est ce que virent les Juifs au dernier siége de Jérusalem »
BOSSUET: « Il [Jean Hyrcan] soutint le siége dans Jérusalem avec beaucoup de valeur »
RAC.: « Enfin, après un siége aussi cruel que lent »
ROLLIN: « Nabuchodonosor mit le siége devant Tyr, lorsque Ithobale en était roi ; il ne la prit que treize ans après »
ROLLIN: « La ville de Troie fut prise par les Grecs après un siége de dix ans, à peu près dans le temps que Jephté conduisait le peuple de Dieu »
SAINT-SIMON: « De là... [chez Louis XIV] ce goût de siéges pour y montrer sa bravoure à bon marché »
VOLT.: « Le roi de Suède, dans le commencement du siége [de Stralsund], disait qu'il ne comprenait pas comment une place bien fortifiée et munie d'une garnison suffisante pouvait être prise »
VOLT.: « Charles en forma le siége [de Frederichshall], au mois de décembre »
VOLT.: « La duchesse de Montpensier, soeur du duc de Guise et du cardinal de Lorraine, animait avec fureur les Parisiens à soutenir toutes les horreurs du siége »
BARTHÉL.: « Miltiade, n'ayant pas réussi au siége de Paros, est poursuivi en justice, et meurt en prison 489 ans avant Jésus-Christ »
    Fig.
MALH.: « Enfin cette beauté m'a la place rendue Que d'un siége si long elle avait défendue »
STAËL: « Le mauvais air fait, pour ainsi dire, le siége de Rome ; il avance chaque année quelques pas de plus »
    Batteries de siége, batteries construites par l'armée assiégeante.
    Pièces de siége, les bouches à feu plus particulièrement affectées au service dans les siéges.
    Affût de siége, affût d'une pièce de siége.
    La guerre des siéges, l'art militaire considéré dans l'exécution des siéges.
    Une guerre de siéges, une guerre où l'on fait beaucoup de siéges.
    Couvrir un siége, empêcher que des troupes venues du dehors n'attaquent et ne dérangent les assiégeants.
THIERS: « Ces forces suffisaient, à la rigueur, pour l'attaque de la place [Lérida] ; mais on avait lieu de craindre qu'elles ne fussent insuffisantes, s'il fallait couvrir le siége contre les attaques très vraisemblables du dehors »
    Lever le siége d'une place, se retirer de devant une place qu'on assiégeait.
VOIT.: « Au lieu que devant Amiens les Espagnols n'eurent une armée que cinq mois après le siége pour nous le faire lever.... »
    Fig. et familièrement. Lever le siége, s'en aller, quitter une compagnie.
    Fig. Mon siége est fait, mon parti est pris, mon opinion est formée, par allusion à l'abbé de Vertot, qui, ayant longtemps attendu en vain des notes exactes sur le siége de Rhodes, en avait terminé l'histoire avant qu'elles arrivassent, et se contenta de dire : J'en suis fâché, mais mon siége est fait.
    Herbe de siége, la scrofulaire aquatique ; ce nom vient de ce qu'au siége de la Rochelle les feuilles de cette plante servirent exclusivement, assure-t-on, à défaut d'autres médicaments, pour panser les protestants qui défendaient cette place.
    État de siége, état des places fortes dans lequel les pouvoirs passent de l'autorité civile à l'autorité militaire. L'état de siége peut être déclaré par une loi ou un décret ; il résulte nécessairement de l'investissement ou de toute tentative de l'ennemi contre la place.
    En temps de paix, suspension, pour cause de révolte ou de sédition, de l'action des lois, et mise d'une ville, d'une province sous le régime militaire. En 1832, après l'insurrection des 5 et 6 juin, Paris fut mis en état de siége.

HISTORIQUE
    XIème siècle
     Ch. de Rol. XXXII: Al siege [en sa demeure] ad Aix en serez amenet
     ib. LXXXVII: Sieges arez al greignor pareïs [paradis]
     ib. CCLXX: Il vint à Ais le mellor siet de France
    XIIème siècle
     Th. le mart. 42: Que s'il le vunt devant l'apostolie apeler, K'ensi le purrunt bien de sun sié deposer
     Rois, p. 259: E ore ai fait temple e à tun ues [ton service], où tu purras, se tes plaisirs est, habiter en sied estable parmanablement
    XIIIème siècle
BRUN. LATINI: « Sangs est chaus et moistes, et a son siege au foie »
     Édouard le Conf. V. 2282: À Rome.... U est du mund li maire sege [le plus grand siége du monde]
     Chr. de Rains, p. 100: Si vous dirons dou roi qui tenoit son siege devant Damiette
     Liv. des mét. 328: Touz cilz qui ont cordouan ou bazanne en la foire St Ladre,... doit de chascun trousel, soit granz, soit petiz, soit venduz ou non venduz, deux sols du siege
BEAUMANOIR: « Et quant ce vint à l'endemain qu'il fu à son siege et dut rendre le [la] sentence, sa conscience le remort »
BEAUMANOIR: « Li arpens de bois, selon droits pris, est prisiés dix sous l'arpent, mais on doit regarder le siege du bois et le [la] valor qu'il vaut »
     Ch. d'Ant. IV, 233: Dont sont tout no baron à un conseil alé, Si ont communalment et dit et devisé Que li sieges soit mis plus près de la cité ; Car Sarrasin s'en issent coiement à celé
    XIVème siècle
DU CANGE: « Item il font leur siege [repas de confrérie] chascun au l'endemain de ladite feste de Saint-Pol »
DE LABORDE: « Pour toille vermeille pour doubler une couverture du siege où le roy se agenoille »
    XVème siècle
FROISS.: « Le pape Gregoire onzieme de ce nom tenoit le saint siege de Rome en la cité d'Avignon »
DU CANGE: « Receptes de sieges de nefs alans en pescherie de harancs à payer au jour de Saint Nicolas d'yver »
MONSTREL.: « Du second jour de mai prolongié fut l'autre siege [séance] jusques au dixieme jour dudit mois »
    XVIème siècle
MONT.: « L'impression des passions va penetrant jusques au siege de la raison »
MONT.: « Ayant faict donner un siege à Cinna »
D'AUB.: « L'empereur, contre l'avis de son conseil, se vint camper à une canonnade du siege [de l'armée assiégeante] »
D'AUB.: « À la sollicitation du siege de Rome, l'empereur ayant donné une armée de mer à Christierne »
D'AUB.: « ... des meilleurs hommes de siege qui fussent en France »
CARLOIX: « Il lui dist qu'il avoit toujours creu et esperé, qu'il estoit venu lever le siege à M. de Gyé [occuper sa place] »
M. DU BELL.: « Ils estoient venus assieger Terouënne d'un siege volant »
PARÉ: « Ces muscles relevent le fondement quand il est devallé, au moyen de quoy nous les pouvons appeller relevateurs du siege »
PARÉ: « Merque ou siege est toute incision du crane, retenant la figure du baston »
     Nouv. coust. gén. t. I, p. 1041: Des moulins à vent assis sur le fief, le proprietaire du fief en retient tout ce qui ne tourne point, et semblablement des moulins à eau, comme le siege et le pivot et tout ce qu'on ne voit point

ÉTYMOLOGIE
    Wallon, sîg, établissement ; prov. setge, sege, siége d'une place de guerre, et ses, siége ; ital. sedio, seggio. Le vieux français a deux formes : siet et siege, toutes deux masculines, qui supposent un bas-lat. sedium ou sidium ; comparez le lat. obsidium, de sedere (voy. SEOIR 1).


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Meuble fait pour s'asseoir. "Un pliant. Donnez un . Donnez des s. Apportez, avancez un . Prenez un ."
"Siéges de paille, de jonc, de cannes, de tapisserie, etc.," Siéges dont le fond est garni de paille, de jonc, de cannes, de tapisserie, etc. Il y a aussi des s qui ne sont que de bois.
"Siéges de pierre, de marbre, de gazon," Bancs de pierre ou de marbre, petites élévations de gazon qu'on pratique quelquefois dans des jardins. On dit dans un sens analogue, "Siége rustique."
"Le d'un cocher," L'espèce de coussin sur lequel le cocher est assis pour conduire les chevaux et mener la voiture. "La housse qui couvre le du cocher. Le cocher était sur son ."
"Le d'une selle," La partie de la selle sur laquelle le cavalier est assis.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie aussi, La place où le juge s'assied pour rendre la justice. "Le juge étant dans son , sur son ."
Il s'est dit également Du lieu où l'on rendait la justice, dans les juridictions subalternes. "Allez au . Vous le trouverez au ."
Il s'est dit de même, par extension, Du corps et de la juridiction des juges subalternes. "Ce était composé de tant d'officiers. C'était l'usage de tel . Le ressort de ce était de telle étendue. Siége royal. Siége présidial. Le de la maréchaussée, de la sénéchaussée, etc."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie encore, Un évêché et sa juridiction. "Siége patriarcal, Siége primatial. Siége épiscopal. Siége pontifical." En ce sens, on dit absolument: "Cet évêque a tenu le tant d'années. Pendant la vacance du ."
"Le saint-siége, le apostolique," Le de Rome. "Pendant la vacance du saint-siége, du apostolique. Décisions du saint-siége."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi de La ville capitale de certains empires. "Rome était le de l'empire romain. Constantinople est le de l'empire ottoman."
"Le saint- fut transféré à Avignon; le de l'empire a été quelque temps à Ravenne," Le pape alla résider à Avignon avec toute la cour romaine; l'empereur Honorius demeura quelque temps à Ravenne.
"Le d'un tribunal, d'une cour," La ville où réside, où un tribunal, une cour de justice. On dit de même, "Le du gouvernement."



5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi, figurément, Du lieu où certaines choses résident principalement, où elles dominent. "Athènes était le des sciences et des beaux-arts. Rome était le de l'idolâtrie. Le cerveau est le de la pensée. Le du mal est dans telle partie."



6ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie quelquefois, Le fondement, ce que les médecins appellent L'anus. Il a vieilli, excepté dans cette phrase, "Mettre des sangsues au ," et dans cette locution, "Bain de ."



7ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit en outre de L'établissement et des opérations d'une armée devant une place, pour l'attaquer, la prendre. "Mettre le devant une place. Grand . Long . Siége dans les formes. Faire un . Presser, pousser le . Lever le . Traîner un en longueur. Le dura tant de jours, tant de mois. La ville de Troie soutint un de dix ans."
Fig. et fam., "Lever le ," S'en aller, se retirer d'une compagnie.
"État de ," L'état où se trouve une place de guerre, lorsque, par suite de son investissement, l'autorité supérieure est remise au chef militaire, qui peut, en ce cas, faire telles réquisitions et prendre telles mesures qu'il juge convenables pour la défense de la place. "L'état de est une exception aux lois ordinaires." En temps de paix, on met quelquefois, par mesure de haute police, une ville, même une province, "en état de ," pour punir la révolte, pour réprimer l'esprit de sédition, c'est-à-dire qu'on y suspend l'action des lois, et qu'on la met sous le régime militaire.




Emplacement dans le dictionnaire :

sidéré
sidérite
sidérurgie
sidérurgique
sidérurgistes
siècle
siecle
siécle
sied
siége
siège
siege
siéger
sieger
siemens
sien
siens
sieste
sièste
siester
sieur




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Henri MURGER (Scènes de la vie de bohème)

...sur ses vieux jours, lasse des aventures, elle met en poëme le vieux et le nouveau testament, émarge sur toutes les feuilles de bénéfices, et, bien nourrie de grasses prébendes, va s'asseoir sur un siége épiscopal ou sur un fauteuil de l'académie, fondée par l'un des siens. Ce fut dans la transition du seizième au dix-huitième siècle que parurent ces deux fiers génies que chacune des nations où ils...


Citation n°2 de Auguste BARBIER (Satires)

...mais un pied nu, sans bas, pied d'homme, très-vivant et qui ne bougeait pas. Aussitôt un grand cri retentit dans la salle, tellement déchirant que tout ému, tout pâle, chaque assistant en a sur son siége bondi. La dame en entendant cet effroyable cri lâche son pied, chacun se lève, on fait lumière ; et tous de rechercher la cause singulière d'un tel bruit. Que voit-on ? Sur sa chaise, pâmé, le...


Citation n°3 de Louis BOUILHET (Dernières chansons)

...en décadence. On vous ôtera sans merci votre pouvoir de sept années, et vous serez esclave aussi, dès que vos forces seront nées. Vous connaîtrez, pauvre oisillon, après la cage, où l'ennui siége, la jeunesse, ce tourbillon ; l'amour, ce lacs ; l'espoir, ce piége. Par les monts, les bois et les prés, l'oeil éteint, l'âme inassouvie, sombre forçat, vous traînerez la longue chaîne de la vie....


Citation n°4 de Maxime DU CAMP (En Hollande : lettres à un ami)

...sans doute celles de sa restauration. Dans la muraille badigeonnée à grand lait de chaux, je n'ai pas besoin de vous le dire, on montre encore un boulet avec le millésime 1577 ; c'est un souvenir du siége fait par les espagnols. Le choeur est séparé de la nef par une grille en cuivre et par des balustrades en bois d'un travail précieux et réellement d'orfévrerie ; toutes sortes de figures,...


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