Timidité (nom féminin, subst. féminin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Caractère de celui qui est timide. "Extrême . Timidité ridicule. Timidité maladive. Je n'ai jamais vu une comme la vôtre. Sa l'empêche de faire paraître tout son esprit."
Il se dit aussi des Actions, des paroles qui manquent de hardiesse. "On blâma la de sa conduite. La de ses conseils devint funeste."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Qualité de celui qui est timide.
CORN.: « Plus plein d'étonnement que de timidité »
FLÉCH.: « Prudente sans timidité, pressante sans indiscrétion.... attendant de la bonté du prince plus que de son propre crédit »
VOLT.: « Cette timidité savante qui arrêtait Locke sur le bord des abîmes »
VOLT.: « On ne perd les États que par timidité »
D'ALEMB.: « La timidité tient au caractère ; l'embarras, aux circonstances »
DUCLOS: « Les hommes ont plus de timidité dans l'esprit que dans le coeur ; et les esclaves volontaires font plus de tyrans que les tyrans ne font d'esclaves forcés »

 2   Se dit aussi en parlant des actions, des discours. La timidité de ce conseil. On blâma la timidité de sa conduite.

 3   Manque d'assurance, quelquefois même avec une idée favorable.
LA ROCHEFOUC.: « La timidité est un défaut dont il est dangereux de reprendre les personnes qu'on en veut corriger »
SÉV.: « Tout cela est caché sous un beau visage fort régulier, sous une modestie extrême, sous une timidité aimable, sous une jeunesse de dix-sept ans »
Mme DE CAYLUS: « La timidité rend les hommes farouches, quand ils se font surtout un devoir de ne la pas surmonter »
J. J. ROUSS.: « En devenant plus malheureux, je suis devenu plus timide, et jamais je n'ai menti que par timidité »
J. J. ROUSS.: « Non de cette aimable timidité qui vient de la crainte de déplaire, mais de l'embarras d'un sot qui ne sait que dire, et du malaise d'un libertin qui ne se sent pas à sa place auprès d'une honnête fille »
COMTE DE CAYLUS: « La timidité, qui naquit autrefois avec l'amour, est toujours une de ses compagnes inséparables »
STAËL: « Cette timidité souffrante qui se mêlait souvent à ses impressions les plus agréables »
STAËL: « Son visage mâle exprima la timidité la plus délicate »

HISTORIQUE
    XVème siècle
GERSON: « Dissimulation fault [pèche] et timidité »
    XVIème siècle
PARÉ: « Quelquesfois ceste vertu imaginative fait cheoir la personne de quelque lieu haut, pour la grande apprehension et timidité qu'elle a de tomber »
BONIVARD: « Come entendra on force sans entendre timidité, continence sans incontinence... ? »

ÉTYMOLOGIE
    Lat. timiditatem, de timidus, timide.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Qualité de celui qui est timide. "Grande . Extrême . Timidité ridicule. Je n'ai jamais vu une comme la vôtre. Sa l'empêche de faire paraître tout son esprit."
Il se dit quelquefois Des actions, des discours. "On blâma la de sa conduite. La de ses conseils devint funeste."



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Qualité de celui qui est timide. "Grande . Extrême . Je n'ai jamais vu une comme la vôtre. Sa l'empêche de faire paroître tout son esprit."



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. féminin 


Qualité de celuy qui est timide. "Grande , extreme . je n'ay jamais veu une comme la vostre".




Emplacement dans le dictionnaire :

timbale
timbalier
timbrage
timbre
timbré
timbrer
timbreur
timide
timidement
timidité
timidite
timier
timing
timocratie
timocratique
timon
timonerie
timonier
timoré
tin
tinage


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